383, Paris 2018, semaine 2 Paris Médiéval

Le 25 mai, Journée Paris Médiéval

Aujourd’hui nous allons aller à la rencontre du Paris Médiéval

ATTENTION PAS DE GROS SAC –
VOUS DEVEZ VOUS HABILLER CORRECTEMENT
Malheureusement Le Musée de Cluny est fermé 😦

  1. 10 heures devant la Sorbonne, 17, Rue de la Sorbonne  (pas de gros sac habillez vous proprement)
  2. déjeuner
  3. 13:30 Bibliothèque Richelieu (pas de gros sac habillez vous proprement)
  4. Ile saint Louis
  5. Ile de la Cité – visite de la conciergerie et de la Sainte Chapelle (pas de gros sac)
  6. 19:30 Paris en Scène (pas de gros sac)

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La Sorbonne

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La Sorbonne est un bâtiment du Quartier latin dans le 5e arrondissement, propriété de la ville de Paris. Il tire son nom du théologien et chapelain de Saint Louis, du XIIIe siècle, Robert de Sorbon, le fondateur du collège de Sorbonne de l’Université de Paris, collège consacré à la théologie dont il définit ainsi le projet : « Vivre en bonne société, collégialement, moralement et studieusement ». Ce terme de Sorbonne est aussi utilisé par métonymie pour désigner l’ancienne Université de Paris, sous l’Ancien Régime de 1200 à 1793, puis de 1896 à 1971, ainsi que les anciennes facultés des sciences (1811) et des lettres de Paris (1808) au cours du XIXe siècle. La façade baroque est celle de la chapelle Sainte-Ursule, achevée en 1642. Cette dernière, déconsacrée depuis la loi de séparation des Églises et de l’État, est désormais utilisée pour des réceptions ou des expositions. Le Comité international olympique est fondé à La Sorbonne par Pierre de Coubertin le 23 juin 1894. La Sorbonne est le siège du rectorat de l’académie de Paris et de la chancellerie des universités de Paris. Elle abrite une partie des activités de Paris I Panthéon-Sorbonne mais aussi de Sorbonne Nouvelle (Paris III), de l’université Sorbonne Université et de l’École pratique des hautes études. La Bibliothèque de la Sorbonne est une bibliothèque inter-universitaire (Paris I, III, IV, V et VII) rattachée pour sa gestion à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. La chapelle de la Sorbonne fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 10 février 18871. Le Grand Amphithéâtre (entre autres salles et salons) fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 30 septembre 19751. L’ensemble des bâtiments (façades et toitures) fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 30 septembre 19751.

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Rendez-vous à 10 heures Sorbonne, 17, Rue de la Sorbonne

lettre accés cour d'honneur doc (002)

Nous allons travailler vos relations avec votre famille et votre travail

Pour vendredi vous devez

  • avoir précisément organisé vos activités extraprofessionnelles  (concrètement)
  • préparé une liste des choses que vous ne comprenez pas avec votre famille
  • préparé une liste des défis dans votre travail

Déjeuner

Visite Richelieu 13:30 ✿✿ Image result for check green

  • merci de vous habiller correctement
    nous allons dans un endroit exceptionnel, vous devez vous montrer respectueux et vous habiller proprement (pas de jogging, pas de jean déchirés, pas de tenues trop sexy)
  • 58 Rue de Richelieu, 75002 Paris
  • Rencontre avec une curatrice, Madame Sabine Maffre
  • rencontre avec des manuscrits

Visite de l’île de la cité – Chapelle st Louis 16 heures ✿✿

Sortie Croisière sur la Seine 19:30 ✿✿ Image result for check green

 

Nous allons visiter la Bibliothèque Richelieu à 13 heures 30

Si cela vous convient, comme il s’agit d’une présentation découverte des collections, ferai sortir quelques manuscrits permettant de découvrir un panorama des collections, avec un manuscrit carolingien du IX siècle, un manuscrit roman, et mettre ensuite l’accent sur la fin du Moyen Age, pour correspondre à la période sur laquelle nous travaillerons le semestre prochain, en lien avec Paris, pour correspondre à votre thématique.

PROMENADE DANS L’ÎLE-DE-LA-CITE

Berceau ou cœur de Paris selon les uns ou les autres, l’île de la Cité recèle une multitude de points d’intérêts dont nous espérons faire le tour.

Les visites potentielles sont :

  • La Conciergerie
  • La Sainte-Chapelle
  • La crypte de Notre-Dame
  • La cathédrale Notre-Dame
  • Le trésor de Notre-Dame
  • Les tours de Notre-Dame
  • Le mémorial de la déportation

L’Île de la Cité est divisée entre le 1er et le 4ème arrondissement.

L'Île de la Cité

Le Pont-Neuf

Achevé en 1604, le Pont-Neuf est l’un des plus vieux ponts de Paris. A sa construction, il présentait trois caractéristiques originales : celle d’être pourvu de trottoirs alors que ceux-ci ne seront généralisés qu’au XIXème siècle, celle d’être orné de 384 mascarons – masques grotesques  agrémentant ses corniches – et celle de ne pas posséder de maisons construites sur son pavement, exception faite des boutiques qui étaient installées sur les demi-lunes qui existent toujours aujourd’hui. Le Pont-Neuf enjambe la Seine, dont on dit que le nom est erroné.

L’île de la Cité

En 52 avant Jésus-Christ, il n’y a rien ou presque sur les îlots qui composeront l’île de la Cité dans le futur. Jules César appelle d’ailleurs Lutèce – du gaulois luto = marais ou du latin lutum = boue -, le petit oppidum ou temple qui se situe sur l’un des îlots. Vivent là quelques pêcheurs qui jettent leurs filets dans le fleuve. Pour se rendre compte de la transformation opérée durant ces deux mille ans, il faut se rendre au square du Vert-Galant pour descendre de sept mètres et ainsi atteindre le niveau où vivaient les Parisii de l’époque.

Trône au centre la statue d’Henri IV dont le quatre centième anniversaire de l’assassinat a été célébré en 2010.

La statue d’Henri IV

Henri IV, né Henri de Bourbon (13 décembre 1553 à Pau – 14 mai 1610 à Paris) fut roi de Navarre (Henri III de Navarre, 1572-1610) puis roi de France (1589-1610), premier souverain français de la branche dite de Bourbon de la dynastie capétienne. Contemporain d’un siècle ravagé par les guerres de religion, il y fut d’abord lourdement impliqué en tant que prince de sang et chef protestant avant d’accéder au trône de France. Pour être accepté comme roi, il se convertit au catholicisme, et signa l’Édit de Nantes, traité de paix autorisant la liberté de culte pour les protestants, qui mit fin pendant deux décennies aux guerres de religion. Il fut assassiné le 14 mai 1610 par un fanatique charentais, François Ravaillac, rue de la Ferronnerie à Paris. Voir l’article La rue de la Ferronnerie.

Descendre les marches pour se diriger vers le square du Vert-Galant.

Le square du Vert-Galant et les Templiers

Le square du Vert-Galant se trouve à l’ouest de l’île de la Cité. Le niveau du square est situé sept mètres plus bas que le niveau de l’île de la Cité, ce qui correspond au niveau qu’avait autrefois l’Île. L’Ile de la Cité était à l’origine constituée de trois petite îles : l’île du Passeur aux Vaches, l’Ile de la Gourdaine et l’Ile aux Juifs, où se trouve le jardin.

Après avoir fait le tour de la pointe, au cours duquel on peut admirer (dans le sens des aiguilles d’une montre) : l’Hôtel de la Monnaie, la Brigade fluviale des Sapeurs-Pompiers, l’Institut de France, le Pont des Arts, le Louvre, la Samaritaine, remonter les escaliers. Lorsque l’on se trouve devant la statue d’Henri IV, on remarque que l’Île de la Cité s’élargit. A droite débute le Quai des Orfèvres, à gauche le Quai l’Horloge et en face se trouve la Place Dauphine. Traverser pour rejoindre la Place Dauphine.

La Place Dauphine

Appelée Dauphine en l’honneur du dauphin, futur Louis XIII, elle constitue la seconde place royale parisienne du XVIIe siècle, après la place des Vosges. De 1792 à 1814, elle a porté le nom de place de Thionville.

  • Le 23 a appartenu à Nicolas Joss, orfèvre, alors à l’enseigne de la Croix Verte.
  • Le 17 a appartenu à l’avocat Martin Langlois qui facilita l’entrée d’Henri IV dans Paris le 22 mars 1594.
  • Le 12 a appartenu, en 1689, au président de Harlay, petit-fils du fondateur de la place. La Gazette des Tribunaux occupe cette maison depuis 1878.

La forme triangulaire de la place donne une belle vue sur les marches du Palais de Justice, maintes fois vues dans des films ou des reportages de télévision. Pour accéder au trottoir du Palais, on traverse la rue de Harlay.

La rue de Harlay

Petite rue, qui ne mesure que 120 mètres, dont le côté impair est occupé par le Palais de Justice, elle a été ouverte en 1607, lorsque le Pont-Neuf fut entièrement terminé. A l’époque, le côté pair fermant la place Dauphine était occupé par des bâtiments servant d’annexes au Palais de Justice. Ces immeubles ont été détruits en 1874.

Le Palais de Justice

La façade occidentale du Palais se trouve sur l’emplacement de l’ancien hôtel du président de Harlay (1607). Elle a été construite entre 1587 et 1868 par Duc, dans un mélange de style antique et égyptien.

Sur le site du Palais de justice s’étendait autrefois le Palais de la Cité qui fut la résidence et le siège du pouvoir des rois de France, du Xe au XIVe siècle et dont il ne reste aujourd’hui que deux vestiges : la Conciergerie et la Sainte Chapelle.

Prendre le quai de l’horloge, sur la gauche.

Le quai de l’horloge

Ce quai, commencé en 1580 a été achevé en 1611.

Cette partie du quai est occupée par la façade nord du Palais de Justice, avec comme bâtiment principal la Conciergerie.

La Conciergerie

La Conciergerie est le principal vestige de l’ancien Palais de la Cité qui fut la résidence et le siège du pouvoir des rois de France, du Xe au XIVe siècle et qui s’étendait sur le site couvrant l’actuel Palais de justice de Paris. Elle  fut convertie en prison d’État en 1370, après l’abandon du palais par Charles V et ses successeurs. La prison occupait le rez-de-chaussée du bâtiment bordant le quai de l’Horloge et les deux tours ; l’étage supérieur était réservé au Parlement. La prison de la Conciergerie était considérée pendant la Terreur comme l’antichambre de la mort. Peu en sortaient libres. La reine Marie-Antoinette y fut emprisonnée en 1793. Voir l’article La Conciergerie. Les quatre tours qui flanquent le bâtiment sont dans l’ordre :

La tour Bonbec qui doit son nom au fait que s’y trouvait la salle où était pratiquée la « question » (la torture) qui faisait avouer les suppliciés (bon bec = bonne parole). Cette tour, construite vers 1250 est la plus ancienne des quatre tours. Elle était jadis moins haute que les tours qui suivent.

La tour d’Argent, allusion au trésor royal qui y avait été gardé. Cette tour et sa jumelle ont été construites vers 1300. Sous la Terreur, Fouquier-Tinville eut ses bureaux au premier étage de ces deux tours.

La tour de César, ainsi nommée en souvenir de la présence des romains et dû au fait que la tour est bâtie sur des fondations romaines.

La tour de l’horloge.

Visite possible de la Conciergerie non comprise dans le temps défini pour le circuit.

A l’angle du boulevard du Palais et du quai de l’Horloge, la tour de l’horloge du Palais de Justice dresse ses 47 mètres. Elle date d’environ 1353. Sur la façade du côté du boulevard du Palais, elle est ornée de la première horloge publique de Paris. Elle avait été installée pour tenter de substituer au temps imprécis des cadrans solaires, celui, plus régulier des horloges. Lire la suite dans l’article sur la Tour de l’Horloge.

Le boulevard du Palais

Ce boulevard relie le pont au Change qui vient de la rive droite, plus précisément de la Place du Châtelet, au pont Saint-Michel, qui aboutit à la Place Saint-Michel. Il est bordé du côté pair par le Palais de Justice et côté impair, par le Tribunal de Commerce, la Place de Lutèce et des cafés et magasins. En outre, il est possible de prendre des tickets pour visiter la Conciergerie, au guichet situé quelques mètres après la tour de l’horloge et pour visiter la Sainte-Chapelle au guichet situé après les grilles du Palais.

  • Au 1, le tribunal de Commerce, voir l’article Le Tribunal de Commerce.
  • Au 4, le Palais de Justice, voir l’article Le Palais de Justice.
  • Au 7, la préfecture de police, voir l’article La Préfecture de Police
  • Au 9, la caserne de la Cité

La Sainte-Chapelle

De la forteresse médiévale rebâtie par Saint-Louis autour de la chapelle palatine et aménagée par ses successeurs immédiats, il ne reste pas grand-chose. La Cité n’est plus le séjour des rois depuis 1417, et les administrations royales qui vont l’occuper jusqu’à la Révolution adaptent les lieux à leurs besoins.

La Sainte Chapelle Tout au long du 19e siècle, la Cité sera un immense chantier, qui mettra en œuvre tous les vocabulaires architecturaux (façades néo-gothique de part et d’autre de la tour de l’Horloge). Au cœur même de cet ensemble, la Sainte-Chapelle est un édifice qui intéresse particulièrement notre sujet : haut lieu de la monarchie, symbole religieux du pouvoir royal héritier de la couronne du Christ tenue autrefois dans son trésor, l’aristocratie du début du 19e siècle n’aura de cesse que d’en rétablir la splendeur. Jean Baptiste Lassus, Eugène Viollet-le-Duc et Félix Duban seront désignés pour mener à bien cette tâche, qui sera l’un des premiers grands chantiers de restauration d’un monument historique. Les architectes y développeront une approche interventionniste, qui vise à restituer des parties disparues, en se basant sur des conjectures parfois très incertaines qui vont jusqu’à recréer un nouvel édifice. Viollet-le-Duc, qui dirigera avec Lassus les travaux de restauration, en fera d’ailleurs une profession de foi, en développant l’idée de restauration/recréation. La sacristie du chapitre de Notre-Dame (Salle du Trésor) construite au sud du chœur et la construction de la flèche de croisée, la restitution du mobilier sont des mises en pratique de cette théorie. On doit en reconnaître la qualité, qui démontre, malgré quelques réserves, une profonde connaissance du style gothique.

Tourner à droite au coin du boulevard du Palais et du quai des Orfèvres. Là se trouve le cœur de la préfecture de police, le fameux 36.

Le quai des Orfèvres

Le quai des Orfèvres se trouve entre le pont Saint-Michel et le Pont-Neuf. Il mesure un peu moins de 400 mètres de long. Il a été créé sous le nom de rue Saint-Louis en 1623, mais il y avait alors des maisons sur le bord de la Seine. Le nom provient de celui des orfèvres qui occupaient les maisons de cette rue. Il s’y trouve un Musée historique de la préfecture de police. On remarquera à la hauteur du 14, en levant les yeux, un très beau cadran solaire.

Remarquer à droite le pont Saint-Michel qui mène à la rive gauche, vers la place Saint-Michel.

Le pont Saint-Michel

Construit en 1378, reconstruit plusieurs fois et en dernier lieu en 1857. Le pont actuel est constitué de trois arches de 17,20 mètres chacune, et large de 30 mètres. La construction du pont en pierre fut décidée en 1378 par le Parlement de Paris après accord avec le chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le prévôt de Paris, ainsi que les bourgeois de la ville. Son emplacement fut fixé en aval du Petit-Pont, dans l’axe de la rue Saint-Denis, du Grand-Pont sur la rive droite et de la rue de la Harpe sur la rive gauche. Ceci permettant une traversée directe de l’île de la Cité. Le prévôt de Paris d’alors, Hugues Aubriot, fut chargé de la maîtrise d’ouvrage financée par le roi. La construction s’étala de 1379 à 1387.

Continuer tout droit vers Notre-Dame.

Le quai du Marché Neuf

A droite se trouve le plus petit pont de Paris.

Le Petit-Pont

Il relie la rue de la Cité à la place du Petit-Pont et à la rue du Petit-Pont qui se prolonge par la rue Saint-Jacques. Le premier pont situé à cet endroit date de la période romaine de Lutèce et portait déjà ce nom. Son nom provient du fait qu’il permettait franchir le petit bras du fleuve. Par opposition, un « Grand-Pont » existait également au IXe siècle sous le règne de Charles le Chauve et permettait de franchir le grand bras de la Seine. C’est au Moyen Âge, en 1185, que la première réplique est construite par décision de Maurice de Sully, puis détruite en 1196 par une crue, ce qui sera le sort des cinq ouvrages édifiés entre 1200 et 1390.

Au début du parvis de Notre-Dame se trouve la crypte dans laquelle on pourra observer les fondations des premiers bâtiments, découvertes lors du creusement d’un parking.

La Crypte de Notre-Dame

La Place du Parvis de Notre-Dame

Le parvis d’aujourd’hui est six fois plus vaste que celui de l’époque du Moyen Âge. D’ailleurs, on peut remarquer que le pavage du sol représente le tracé des anciennes rues. On trouve sur le parvis l’étoile de bronze qui marque le point zéro des routes de France. Ce point date de 1769 et était représenté auparavant par un poteau dit « de justice » devant lequel certains condamnés venaient présenter « l’amende honorable ». Sur la droite en regardant la cathédrale :

La statue de Charlemagne

Elle est très décalée par rapport à la place et jouxte le square Charlemagne.

Sur la gauche de la place du parvis l’entrée principale de :

L’Hôtel-Dieu

Au 1 de la Place du Parvis-Notre-Dame se trouve l’hôpital de l’Hôtel-Dieu. Fondé au cœur de l’île de la Cité, au VIIème siècle par Saint Landry, évêque de Paris, l’Hôtel-Dieu est le plus vieil hôpital de Paris et l’un des premiers à avoir vu le jour en France, voire en Europe occidentale. Ravagé par un incendie en 1772, l’ancien Hôtel-Dieu se trouvait à l’emplacement du square Charlemagne. Les bâtiments actuels construits à l’instigation du baron Haussmann et inaugurés par le président Mac-Mahon, datent de la fin de XIXème siècle.

Prendre la rue de la Cité à droite et remarquer sur la gauche :

La Préfecture de Police

Traverser cette rue pour déboucher Place Louis Lépine au :

Le Marché aux Fleurs

Le Marché aux fleurs et aux oiseaux de Paris est situé depuis 1808 sur la place Louis-Lépine et le Quai de Corse, derrière le Tribunal de Commerce en bordure de la Seine, à proximité de Notre Dame. Le marché aux fleurs s’abrite sous des pavillons métalliques et propose une importante offre de fleurs, de plantes et d’arbustes. Il est ouvert tous les jours de 8h à 19h. Le marché aux oiseaux ouvre le dimanche et propose une grande variété d’oiseaux dont certains rares, des cages, des graines et autres accessoires. Lire la suite dans l’article Le Marché aux Fleurs.

Le traverser et rejoindre le quai. Sur la gauche, le pont qui relie l’île à la place du Châtelet est :

Le pont au Change

Après la disparition au IXème siècle, lors d’une incursion des Normands, du Grand-Pont primitif datant du temps des Romains, Charles le Chauve ou plus probablement Robert le Pieux (996-1031) fit construire, pour le remplacer, un pont que l’on plaça un peu plus en aval, soit dans l’axe de la rue Saint-Denis dont l’importance grandissait avec le développement de la riche abbaye de Saint-Denis et celui de la foire du Lendit. Détruit par les inondations en 1280, il le fut à nouveau en 1296. On le reconstruisit en bois, comme antérieurement, mais un peu obliquement.

Le bâtiment qui fait le coin du boulevard du Palais et du quai de la Corse est le Tribunal de Commerce.

Le Tribunal de Commerce

Le tribunal de commerce recouvre l’emplacement des églises Saint-Barthélémy et Saint-Pierre des Arcis. Il était situé antérieurement au premier étage du Palais Brongniart et a été installé ici en 1865 dans un immeuble spécialement construit pour lui, de 1860 à 1865, par l’architecte Bailly.

Prendre le boulevard du Palais sur le trottoir de gauche, et déboucher sur :

La rue de Lutèce

Traverser cette large rue qui longe la Préfecture de Police et le Tribunal de Commerce, puis couper la Place Louis Lépine pour prendre à gauche :

La rue de la Cité

Au bout, tourner à droite sur le Quai de la Corse, mais remarquer auparavant le :

Le pont Notre-Dame

C’est à sa place que le premier pont de Paris, appelé Grand-Pont franchissait la Seine sur son grand bras dès l’Antiquité, dans le prolongement du Petit-Pont. En 886, le siège de Paris et les attaques normandes le condamnent, et il est remplacé par un pont de planches justement nommé pont des Planches de Milbray, qui tiendra jusqu’aux inondations de 1406. En 1413, Charles VI fait construire le premier pont qui sera appelé Notre-Dame, un solide ouvrage de bois reliant l’île de la Cité à la rue Saint-Martin sur lequel on construira jusqu’à soixante maisons.  Il s’effondrera pourtant le 28 octobre 1499.

Le Quai de la Corse

Ce quai a été construit en 1786. Il s’appela d’abord Breteuil, remplacé entre 1800 et 1873 par Desaix, puis jusqu’en 1929 par celui de la Cité. Les pépiniéristes et les maraîchers peuvent y séjourner depuis 1836. Il mesure 280 mètres de long.

Le pont d’Arcole

Ce pont relie le quai de Gesvres à celui de la Corse, sur l’île de la Cité. Il mesure 90 mètres. D’une seule arche, il a remplacé, en 1855, une passerelle suspendue de six mètres de large, reposant sur une pile intermédiaire, accessible aux seuls piétons, construite en 1828, alors qu’elle était demandée depuis le XVIIIème siècle. On l’appelait passerelle de Grève, puisqu’elle conduisait à la place de ce nom (place de l’Hôtel-de-Ville), mais plus souvent de la Balance, du fait du balancement qui s’y produisait lorsqu’on l’empruntait.

La rue d’Arcole

Prendre à droite. Remarquer sur la droite un descriptif de la ville sur l’activité des lavandières entre le pont d’Arcole et le pont Notre-Dame. Poursuivre la rue d’Arcole jusqu’au bout et déboucher devant :

La cathédrale Notre-Dame de Paris

Dans les tours de Notre-Dame nichent des faucons crécerelles. Cet élégant petit rapace, de la taille d’une tourterelle, à la livrée rousse ponctuée de noir et aux ailes fines et longues, pratique deux sortes de vol : le vol voltigeant typique des faucons, et le vol sur place destiné à surveiller son terrain de chasse. Il maintient cette position en battant rapidement des ailes face au vent la queue largement déployée. On dit qu’il fait le Saint-Esprit. Le faucon crécerelle défend son aire contre les intrusions sur un périmètre de dix à douze mètres. Son territoire de chasse, en revanche, peut s’étendre à trois kilomètres. Ici, il le partage avec ses voisins. Les faucons de Notre-Dame ont en effet de la famille à Saint-Sulpice, à la tour Saint-Jacques et au Château de Vincennes ainsi qu’à l’Arc de Triomphe et à la Basilique du Sacré-Coeur, au Dôme des Invalides, à la Tour Eiffel, au Petit Palais et à la Défense. Entre 25 et 30 couples ont été recensés dans la capitale, à la fin des années 80, par le centre ornithologique d’Ile-de-France. La meilleure saison pour les voir parader est le mois d’avril, la saison des amours.

Très curieusement, l’immense majorité des Parisiens ignore totalement que la couronne d’épines du Christ, considérée comme la seconde relique la plus importante de la chrétienté après le saint Suaire de Turin, est présentée dans la cathédrale Notre-Dame-de-Paris à la vénération des fidèles, une fois par mois.

Il est également possible de visiter le Trésor de Notre-Dame et de monter au sommet des clochers. Ces deux activités ne sont pas comprises dans le temps défini pour le circuit.

Passer devant Notre-Dame. Le pont devant vous mène au quai Saint-Michel. C’est :

Le pont au Double

En 1515, il est demandé à François Ier de construire un pont sur le petit bras de la Seine, afin d’installer des malades près de l’Hôtel-Dieu. Il est alors construit en 1626. En 1634, deux édifices y sont construits. Le Pont au Double tire son nom du montant du péage qu’il fallait acquitter pour l’emprunter : un double denier. En 1709, le pont s’écroule. On le reconstruit et il subsiste jusqu’en 1847. En 1883, il est remplacé par une arche en fonte pour les besoins de la navigation.

Entrer à gauche dans :

Le Square Jean XXIII

Le terrain qui longeait la cathédrale Notre-Dame était occupé jusque dans les années 1830 par le Palais de l’Archevêché. Célèbre pour sa beauté, la grandeur de ses pièces et son jardin dessiné par Gabriel Thouin, il fut malheureusement saccagé par les émeutes anti-légitimistes du 14 février 1831. Rasé, il fut remplacé par un jardin en 1837. En 1850, Viollet-Le-Duc et Lassus construisirent le presbytère et la sacristie de la cathédrale Notre-Dame, qui jouxte le jardin. Le comte Rambuteau, préfet de la Seine de 1833 à 1848, fut chargé de la création du jardin actuel.

Longer Notre-Dame et admirer ses contreforts. La contourner et sortir à gauche dans la rue du Cloître-Notre-Dame. Prendre en face :

La rue Chanoinesse

Au 26 de la rue Chanoinesse, une cour tout en longueur, peut-être un ancien passage, maintenant condamné possède sur des pierres du sol de bien étranges marques. Ce sont des traces de lettres gothiques gravées sur ce qui était à l’époque des pierres tombales. On y trouve une authentique boutique de marchand de vins du XVIIIème siècle, avec sa grille. Le restaurant, à l’enseigne du Vieux Paris, y perpétue la tradition depuis le XVIème siècle (1594).

Au bout de cette rue, tourner à droite dans :

La rue de la Colombe

Cette rue portait déjà ce nom en 1223.

Au 4, vieille maison, grille de marchand de vin, porte basse surmontée d’un médaillon, vieil escalier.

Au 6, une inscription attire l’attention sur la double raie de pavés indiquant, sur la chaussée, l’emplacement et l’épaisseur de la première enceinte de Paris, celle de Lutèce, élevée en 276 lors de l’invasion des Barbares. Lire la suite dans l’article La Première enceinte de Paris.

Tourner à droite dans :

La rue des Ursins

Cette rue s’appelait en 1321 la rue du port Saint-Landry. Son nom actuel vient du nom d’une famille qui possédait un hôtel.

A l’angle de la rue des Chantres et de la rue des Ursins, une vieille maison attire l’attention par son aspect vénérable. C’est l’une des rares demeures rescapées des travaux d’Haussmann qui, à l’exception de la place Dauphine et de quelques rues près de Notre-Dame, détruisirent beaucoup l’île de la Cité.

La petite rue des Chantres, longe la curieuse fausse maison médiévale.

Cette rue, habitée par les chantres de Notre-Dame, portait déjà ce nom en 1540.

Monter sur :

Le Quai aux Fleurs

Maintes fois contée, l’histoire d’Héloïse et d’Abélard a élevé ses acteurs au rang de personnages mythiques. Ces Roméo et Juliette parisiens se connurent dans l’île de la Cité. Nantais d’origine, Abélard gagna Paris en 1100 pour y suivre l’enseignement de Guillaume de Champeaux. Devenu lui-même professeur de renom, il accéda bien volontiers à la requête d’un chanoine de Notre-Dame, Fulbert, lui demandant de donner quelques leçons à sa nièce, Héloïse. La jeune fille était alors âgée de 18 ans alors qu’Abélard en avait 39, mais cela n’empêcha pas l’élève et son professeur de tomber éperdument amoureux l’un de l’autre.

Poursuivre le Quai aux Fleurs et aller jusqu’au :

Le Square de l’île de France

Le square de l’Île de France se situe entre les ponts de l’Archevêché et Saint-Louis, il marque avec la Mémorial de la Déportation, la pointe sud-est de l’Île de la Cité.

Dans le square, on peut pénétrer dans :

Le mémorial de la Déportation

Remarquer sur la droite :

Le pont de l’Archevêché

Le pont de l’Archevêché tient son nom de l’archevêché qui se situait au Sud-Est de Notre-Dame, entre la cathédrale et la Seine. Cet édifice fut détruit suite aux émeutes anticléricales des 14 et 15 février 1831 et au pillage dont il fut la cible.

Reprendre le Quai de l’Archevêché et rejoindre :

Le pont Saint-Louis

Le pont Saint-Louis relie l’île de la Cité à l’île Saint-Louis. L’actuel pont en usage est le septième reliant les deux îles depuis 1630. Le pont Saint-Landry (1630-1634) fut le premier des sept. En 1717 un pont de bois est reconstruit, à sept arches, et appelé “Pont Rouge” à cause de la peinture utilisée. Il est détruit en 1795, par les crues.

PROMENADE DANS L’ïLE-SAINT-LOUIS

L'île Saint-Louis

L’île est parcourue dans le sens de sa longueur par la rue Saint-Louis-en-l’Île. Elle est bordée par quatre quais : Bourbon, Anjou, Orléans et Béthune. Deux ponts la relient à la rive droite : le pont Louis-Philippe et le pont Marie et un à la rive gauche : le pont de la Tournelle. En outre, le pont de Sully enjambe l’extrémité orientale de l’île. Les quelques rues transversales sont : la rue de Bretonvilliers, la rue des Deux-Ponts, la rue Budé, la rue le Regrattier, la rue Poulletier, la rue Boutarel et la rue Jean du Bellay. La pointe est est occupée par le square Barry.

Prendre le Quai d’Orléans sur la droite.

Le Quai d’Orléans
En hommage à Gaston d’Orléans, le frère du roi Louis XIII. Il court du Pont Saint-Louis au Pont de la Tournelle. Il mesure 275 mètres. Il a été construit de 1614 à 1646.

  • 36 – A l’angle du quai et de la rue Boutarel « Le peintre et illustrateur André Dignimont a vécu dans cette maison de 1927 à sa mort le 4 février 1965. »
  • 32, 30, 28 – On peut admirer les belles ferronneries ainsi que la très belle vue sur le chevet de la cathédrale.
  • 28 – L’immeuble date de 1661, il a appartenu au trésorier aux guerres Arnault.
  • 26 – Souvenir de l’écrivain et journaliste Elimir Bourges (1852-1925) qui habita ici en 1883.
  • 24 – À cet emplacement se trouvait sous le Consulat et l’Empire le commissariat de police de l’Ile.
  • 22 – A appartenu en 1689, à Charles Léon Dorat.
  • 20 – A appartenu en 1639 à Pierre Cordier, en 1662 à Jacques Rohault, en 1680 à l’écuyer du roi de Bourlon, en 1686 au marquis d’Arcelot, conseiller au Grand-Conseil, qui le loua. Ensuite, il appartint en 1724 à la comtesse d’Oisy, sa fille et en 1781 à sa petite-fille, la comtesse de Rosières.
  • 18 – A appartenu en 1638 au trésorier de la gendarmerie Luce, puis en 1686 à Robert Cousinet, en 1741 à Elisabeth Bruant des Carrières, en 1752 à Pichon de Madières. Bâtiment surélevé par un groupe américain qui habitait l’immeuble en 1925. Porte commune avec le numéro 20.
  • 16 – En 1638, appartenait au receveur des finances Bigot, puis en 1733 à la veuve de Besson de Rosefort et en 1751 à Jean Bruant des Carrières, correcteur des comptes de 1727 à 1786.
  • 14 – Maison construite en 1864, sur l’emplacement des jardins de l’hôtel de Chenizot.
  • 12 – Remarquer le magnifique balcon galbé à doubles courbures qui a été classé. Pierre Royer-Collard, alors âgé de 29 ans, habita ici en 1792. C’était un homme politique, professeur d’histoire de la philosophie à la Sorbonne, il fut sous la Restauration président de la Chambre des députés entre 1828 et 1830. Il entra à l’Académie française en 1827. Le physicien Henri Walferdin (1795-1880), qui inventa en particulier les thermomètres à minima et maxima, habita ici pendant les trente dernières années de sa vie.
  • 10 – Construction de 1920.
  • 8 – Construction datant de 1640. A été habitée par le poète de La Ville de Mirmont, mort en 1914. La plaque dit: « Jean de la Ville de Mirmont né à Bordeaux le 20 décembre 1886. Mort au champ d’honneur le 28 novembre 1914. A vécu et écrit dans cette maison de 1911 à 1914. ».

La bibliothèque polonaise 6 – On y trouve la Bibliothèque polonaise qui occupe, depuis 1853, un bel immeuble classé du XVIIème siècle qui appartient à la Société historique et littéraire polonaise. Créée en 1832 par des migrants issus de la brutale répression de l’occupant russe à une insurrection polonaise, celle-ci se fixa alors pour but « réunir en une entité et de diffuser les écrits et les documents portant sur l’histoire de la Pologne, son présent, son avenir, cela en vue d’entretenir et de consolider l’attachement mondial à la cause polonaise ». La bibliothèque possède aujourd’hui plus de 200.000 ouvrages et imprimés dont certaines pièces très rares comme des lettres personnelles de Frédéric Chopin, les procès-verbaux de la Diète polonaise du XVIIIème siècle, une édition très précieuse de la Carte des terres slaves de Ptolémée ou les trois éditions originales (Bâle, Nuremberg, Amsterdam) de De revolutionibus orbium coelestium de Copernic (1534). Dans une ambiance délicieusement romantique et intimiste, trois autres petits musées ont été installés. Au premier étage, dans un petit salon, des souvenirs personnels, portraits et gravures de Frédéric Chopin, ont été regroupés. Au second étage, le musée Adam-Mickiewicz, grand poète romantique polonais né en 1798 en Lituanie, occupe trois salles remplies de souvenirs personnels, de manuscrits de ses poèmes, de documents en relation avec son activité de publiciste et d’homme politique, ainsi que des portraits et des sculptures le représentant réalisés par des artistes de l’époque. La visite s’achève au dernier étage par le musée Boleslas-Biegas, qui présente sa vie et son œuvre ainsi que quelques tableaux et sculptures d’autres artistes polonais contemporains.

Remarquer le Pont de la Tournelle, sur la droite, qui rejoint la rive gauche :Le Pont de la Tournelle

L’Administration y mesure le niveau des crues au centre de Paris depuis 1759. Le site du pont de la Tournelle a connu de nombreux ouvrages successifs pour franchir la Seine. Au Moyen Âge, il y existait un pont en bois, à moitié emporté par une inondation le 21 janvier 1651, qui fut reconstruit en pierre en 1656. Démoli en 1918, il fut remplacé par le pont actuel en 1928. Le pont de la Tournelle est volontairement dissymétrique, afin de mettre en valeur la dissymétrie du paysage de la Seine à cet endroit. Composé d’une grande arche centrale reliée aux rives par deux arches plus petites, il est décoré sur la rive gauche par un pylône de près de 15 m surmonté par une statue desainte Geneviève, patronne de Paris, réalisée par Paul Landowski. Le terme de « Tournelle » provient de la présence en cet endroit au xiième siècle d’une tourelle de l’enceinte de Philippe Auguste remplacée par la suite par un petit château.

Poursuivre en face vers le Quai de Béthune


Le Quai de Béthune Le Quai de Béthune
, dont la numération commence seulement au 12. Ce quai a été construit de 1614 à 1646. Au XVIIIème siècle, ce quai s’appelait quai des balcons car l’architecte Le Vau avait proposé que toutes les maisons de l’île Saint-Louis en bordure de Seine soient ornées de beaux balcons, d’où ce nom. Le nom actuel lui a été donné en 1806. C’est le nom du ministre d’Henri IV, Maximilien de Béthune, duc de Sully. Une curiosité, la numération des immeubles commence au numéro 12. Cela doit être dû au fait que l’ancien hôtel de Bretonvilliers occupait l’espace entre ce numéro et le pont de Sully avant d’être démoli. Il est bordé de nombreux anciens hôtels. Il longe le grand bras de la Seine, entre le pont Sully et le pont de la Tournelle.

Chaque numéro représente un hôtel ou une maison bourgeoise.

L’Hôtel de Pierre Viole

36 – Construction de 1642 à 1644, pour le conseiller au Parlement, président aux enquêtes, Pierre Viole. Il fut exilé à la fin de la Fronde étant considéré comme l’un des meneurs de la Révolte. Puis en 1661, le  maître d’hôtel et premier valet de chambre du roi, Pierre Forest, l’achète aux Viole. Il le conserve jusqu’en 1762. L’hôtel passe alors aux mains de Pierre Thomas Perrot, conseiller du roi qui le cède à ses neveux en 1770. L’édifice est restauré au XVIIIème siècle, puis à plusieurs reprises au cours du XIXème. Jules Jaluzot, fondateur des magasins du « Printemps », y va de sa restauration. Madame Curie, née Marie Sklodowska, double prix Nobel en 1903 et 1911 pour ses découvertes sur le radium, morte en 1934. Elle  a vécu ici ses vingt-deux dernières années. Egalement le juriste René Cassin (1887-1976), prix Nobel de la paix en 1968. On lui doit d’avoir fait adopter la Déclaration des droits de l’homme. Du point de vue architectural, on remarquera, au dernier étage, la longueur du balcon qui est égale à la longueur de la façade. Mais l’hôtel a perdu son aspect classique. Est toutefois conservé un bel escalier tournant.

L’Hôtel Gontaut-Biron

34 – Cet hôtel a été construit dans les années 1640 pour Simon Huguet. L’hôtel doit son nom à Louis-Antoine de Gontaut, duc de Biron qui en fut propriétaire dans la première moitié du XVIIIème siècle. Il comprend deux corps de logis, l’un aligné sur le quai, l’autre adossé en fond de parcelle. Ce dernier accueille un bel escalier en bois à balustres carrés dont la cage a reçu un décor en trompe-l’oeil.

La Maison Gruyn des Bordes

32 – Maison de la haute bourgeoisie. Cette maison de la haute bourgeoisie fut édifiée de 1640 à 1642 par les Le Vau, père et fils, pour Philippe Gruyn, receveur général des finances à Alençon. La façade sur le quai, élevée sur quatre étages surmontés d’un niveau sous combles, se développe sur trois travées. Le grand balcon est porté par six consoles métalliques, celle des extrémités étant placée en biais pour épouser la courbe de la plate-forme.

L’Hôtel Potard

30 – Il fut habité par le premier membre de l’Académie française et aussi par le frère du ministre Turgot. La façade est surchargée d’instruments de musique car le musicien Guy Cholet habita ici. Maison de la haute bourgeoisie. Cet hôtel a été édifié par Louis Le Vau père de 1640 à 1641 pour Louis Potard, commissaire des guerres. Au début du XVIIIème siècle, la façade sur le quai reçoit une nouvelle décoration. Mascarons, guirlandes et instruments de musique sont sculptés au-dessus des ouvertures des quatre premiers niveaux d’origine. Le dernier étage et le comble sont des ajouts ultérieurs. Le grand balcon du premier étage est soutenu par six consoles de pierre à rouleaux décorés. La porte cochère, surmontée par un masque féminin encadré de feuillage, ouvre sur un long vestibule menant à la cour.

28 – Est occupé par une maison de la haute bourgeoisie. Cet hôtel fut construit de 1640 à 1642 pour Claude Aubert, contrôleur des rentes de l’Hôtel de Ville par Louis Le Vau père. Dans les années 1770, l’hôtel est habité par Pierre Perrot, Président aux comptes, qui fait réaliser un grand balcon à l’étage noble et ajouter la décoration de la façade. Les trois bas-reliefs allégoriques de la musique, de la peinture et de la sculpture surmontent les fenêtres du premier étage. On accède depuis la cour à un escalier tournant dont la rampe en fer forgé semble dater des années 1680.

L’Hôtel Sainctot

26 – Cet hôtel particulier fut bâti pour Nicolas Sainctot, maître d’hôtel du roi et introducteur des Ambassadeurs. La construction de la maison Sainctot commença à partir de 1640, quelques mois avant l’hôtel d’Hasselin mitoyen, car les deux propriétés, édifiées par Louis Le Vau, furent réalisées pour former un seul ensemble architectural. L’hôtel d’Hasselin fut démoli en 1934 et la maison Sainctot surélevée de deux niveaux et d’un toit mansardé à partir de 1840. La façade sur le quai, élevée sur quatre étages surmontés d’un niveau sous combles, comporte cinq travées dont celle du centre s’individualise pour souligner l’axe de symétrie de la composition au droit duquel s’ouvre la porte cochère.

L’Hôtel Hasselin

24 – A l’angle du quai et de la rue Poulletier, se trouvait l’emplacement d’un des plus beaux hôtels de l’île; ses jardins allaient jusqu’à l’église St-Louis en l’Ile. Le Vau l’avait construit en 1642 pour Denys Hasselin, maître à la Chambre aux deniers, intendant des plaisirs du roi et ordonnateur des ballets de la cour, mort d’indigestion, en 1662, pour avoir absorbé, à la suite d’un pari, 294 cerneaux de noix ! La nonciature y eut son siège de 1713 à 1719. Le nonce s’appelait Bentivoglio. Saint-Simon écrivit de lui : « qu’il était le plus dangereux fou, le plus séditieux, le plus débauché prêtre et le plus chien enragé qui soit venu d’Italie. ». L’hôtel a été démoli en 1935 et remplacé par un immeuble moderne dû à Héléna Rubinstein et à l’architecte Süe. La porte est la seule trace de l’ancien hôtel. Georges Pompidou (1911-1974) habitait ici, quai de Béthune, avant de devenir président de la République. Il y est mort en 1974. Il a été président de la République de juin 1969 à avril 1974. Le romancier Claude Mauriac (fils de François) habita également cet immeuble.

L’Hôtel Lefebvre de la Barre

22 – Situé à l’angle de la rue Poulletier et du quai de Béthune, le lot d’origine, appartenant aux deux frères Lefèvre, a été divisé en deux parcelles égales : le 20 et 22 quai de Béthune, ici le 22. A partir de 1645, deux maisons semblables sont édifiées sur ces deux parcelles mitoyennes. Chacune des deux maisons s’élève sur trois étages carrés surmontés d’un niveau de comble. Alignée sur le quai, la façade en pierre, large de quatre travées, s’ouvre à rez-de-chaussée par une porte cochère constituée de deux vantaux décorés de plaques de bois à gros clous. La porte, encadrée par un appareil à bossage, est coiffée par un linteau horizontal décoré d’un mascaron cantonné de deux grandes ailes. De part et d’autre de la porte, deux consoles à rouleaux soutiennent un balcon. Le balcon, fine dalle de pierre, est situé dans l’axe de la porte cochère devant une porte fenêtre de l’étage noble. Beaudelaire y vécut en 1842 et 1843.

L’Hôtel Lefebvre de la Malmaison

20 – Maison de la haute bourgeoisie, datant de 1645 comme sa jumelle située au 22. Cette maison attribuée à Louis Le Vau, architecte, fut construite vers 1645 pour Antoine Lefèvre de la Barre, conseiller au Parlement. Le lot initial, appartenant aux deux frères Lefèvre, comprenait la parcelle mitoyenne située au 22 quai de Béthune et a été divisé en deux parcelles égales pour accueillir deux maisons semblables partageant une cour commune.

L’Hôtel Comans-d’Astry-Richelieu.

18 – L’hôtel particulier fut construit vers 1647 pour Thomas de Comans sieur D’Astry. Il se trouve aujourd’hui au 18 du quai de Béthune. Le maréchal de Richelieu en fut propriétaire au XVIIIème siècle mais n’y habita jamais. Alignée sur le quai, la façade principale en pierre, large de huit travées, s’élève sur six niveaux surmontés d’un étage sous combles. La porte cochère, encadrée par deux longues consoles, est coiffée d’une frise à feuilles d’acanthe et d’une corniche avec modillons. La porte ouvre sur un long vestibule à colonne d’où s’élève un escalier de pierre. La façade sur cour à quatre étages superpose pilastres corinthiens et pilastres composites. Des arcades basses en plein cintre rythment les trois autres côtés de la cour.

L’Hôtel de Bretonvilliers

12 – L’Hôtel de Bretonvilliers, dit autrefois quai des Balcons, allait de ce numéro jusqu’au square situé à la pointe de l’île. Il a été construit entre 1637 et 1642 par Jean Androuet Du Cerceau pour le compte du riche seigneur Le Ragois de Bretonvilliers, secrétaire du conseil des finances, président de la chambre des comptes. Il avait été décoré par Vouet, et l’on y voyait des peintures de Mignard, de Poussin, de Bourdon, etc. Ainsi, cet hôtel s’étendait jusqu’à la pointe de l’île avec jardin et parterres à la française, jets d’eau et bassins. Il était complété par six hôtels de rapport dessinés par l’architecte Pierre Le Muet, qui occupaient toute la pointe orientale de l’île Saint-Louis. Malheureusement, le propriétaire mourut d’apoplexie trois ans après l’achèvement. A partir de 1719, la famille de Bretonvilliers, qui n’occupait plus l’hôtel, en loua les salles à la Ferme générale. Dans cet hôtel de Bretonvilliers, on installa, en 1788, le bureau des Privilégiés qui servait aux parisiens ayant une propriété à la campagne et leur donnait pouvoir de faire entrer dans la capitale les denrées provenant de ces propriétés. En 1790, cet hôtel fut divisé entre de nombreux locataires et parmi ceux-ci, citons Pierre-Samuel du Pont qui fut en 1789 député au Tiers-Etat envoyé par le bailliage de Nemours, d’où son nom de « du Pont de Nemours ». Il émigra aux Etats-Unis en 1799 où il fonda une dynastie d’industriels qui porte encore son nom aujourd’hui. Il avait été le collaborateur de Lavoisier dont il devait épouser la veuve. À la Révolution, l’immeuble fut mis sous séquestre comme bien d’émigré. En 1793, il devint le centre des manufactures d’armes établies à Paris. En mai 1795 fut créée une « Loterie nationale de maisons, meubles et objets précieux » provenant de la confiscation des biens des émigrés. Le gros lot était l’hôtel de Bretonvilliers estimé à 2, 5 millions de livres. Après avoir été mis en loterie, il fut morcelé et finalement démoli entièrement en 1840. Son jardin disparut au moment de la création du boulevard Henri IV.

Traverser le boulevard Henri IV et rejoindre le Square Barye :

Le pont de Sully

Il s’agit en fait en deux ponts distincts, chacun prenant appui sur l’extrémité amont de l’île Saint-Louis. Le pont vers la rive droite débutequai Henri-IV pour finir quai d’Anjou, et celui vers la rive gauche commence quai de Béthune pour déboucher sur les quais Saint-Bernard et de la Tournelle. Au xixe siècle, les deux parties distinctes de ce pont étaient appelées Passerelle Damiette côté rive droite et Passerelle de Constantine côté rive gauche. Il s’agissait de deux passerelles suspendues construites par Surville. La première sera détruite pendant la révolution de 1848, l’autre (construite entre 1636 et 1638) s’écroulera suite à la corrosion de ses câbles en 1872. Le pont actuel fut construit en 1876, dans le contexte des grands travaux du baron Haussmann, et inauguré le 25 août 1877. Son nom honore Maximilien de Béthune, duc de Sully (1560-1641), ministre d’Henri IV. Ce double ouvrage est l’œuvre des ingénieurs Paul Vaudrey et Gustave Brosselin. Ils lui ont donné un angle d’environ 45 degrés par rapport aux berges, ce qui lui permet d’offrir une splendide vue sur les quais de l’île Saint-Louis et sur la cathédrale Notre-Dame de Paris. Sur le grand bras (long de 159 m), le pont est composé de trois arches en fonte de 46 m, 49 m et 46 m. Sur le petit bras (long de 82 m), une arche centrale en fonte de 42 m d’ouverture est encadrée de deux arches latérales de 15 m. Le pont possède une largeur de 20 m (12 m pour sa chaussée et 8 m pour les deux trottoirs).

Le Square Barry

Le square Barye est situé à l’extrémité est de l’île Saint-Louis, à l’emplacement du jardin en terrasse de l’hôtel de Bretonvilliers, il abrite un monument à la mémoire du sculpteur Antoine-Louis Barye (1795-1875) réalisé par le sculpteur Marqueste en 1894, les deux groupes en pierre reproduisent ceux du pavillon Denon au Louve exécuté par Barye qui réputé pour ses sculptures d’animaux en bronze qui représentaient parfois la mise en scène de combats violents. Les bronzes ont été fondus durant la seconde guerre mondiale suite à une décision du gouvernement de Vichy en 1941.

De retour du square, traverser le boulevard Henri IV et prendre :

Le Quai d'Anjou

Le Quai d’Anjou
Construit de 1614 à 1647 par Christophe Marie et ses associés, ce quai s’est appelé, en aval de la rue Poulletier, Alençon et en amont Anjou, ces deux noms se rapportant au frère de Louis XIII, Gaston, duc d’Anjou, d’Alençon et d’Orléans. Le nom d’Anjou prévalut en 1780.

1 – L’Hôtel Lambert

Cet hôtel, dont la façade, la rotonde et le jardin sont des plus magnifiques qui soient à Paris, a été bâti en 1640 par l’architecte Le Vau. Encore tout jeune, celui-ci montra ici ses immenses qualités d’architecte en sachant construire la plus magnifique des demeures du xviie siècle. Les peintres Lebrun et Lesueur travaillèrent cinq ans à décorer l’intérieur. On doit à Lebrun une galerie d’Hercule qui annonce la galerie des glaces de Versailles. Cet hôtel avait été construit pour un trafiquant notoire : Jean-Baptiste Lambert. À sa mort, quatre ans après, c’est son frère Nicolas Lambert de Thorigny dit Lambert le Riche, président à la Chambre des comptes qui en devint propriétaire. Sa charge qu’il remplit pendant 46 ans lui valut une immense fortune et il possédait plus de 14 maisons dans l’île Saint-Louis. Il fut condamné par une amende d’un million de livres pour sa compromission au moment du procès de Fouquet. En 1729, la propriété fut acquise par le fermier général Claude Dupin et dix ans après par le marquis du Châtelet dont la femme, Émilie du Châtelet, eut pendant plus de 15 ans une liaison avec Voltaire. L’hôtel Lambert passera successivement dans les mains de Salomon, Benjamin et Étienne de La Haye, Achille-René Davène, seigneur de Fontaine, l’achète en 1781. Cet hôtel, confisqué en 1794, sera rendu en 1802 et revendu, en 1813, à Jean Pierre Bachasson, comte de Montalivet, ministre de l’Intérieur de Napoléon, puis il sera la propriété de la famille princière polonaise Czartoryski. En 1862, l’hôtel Lambert est classé monument historique. Dans les années d’après-guerre, il a été habité par la comédienne Michèle Morgan, mais aussi par le milliardaire chilien Arthuro Lopez-Willshaw, et l’« homme du monde » Alexis de Redé. À partir de 1975, il a appartenu à la famille Rothschild jusqu’à la mort de Guy de Rothschild (2007), puis il a été revendu par ses fils à un frère de l’émir du Qatar (2007) qui souhaite le moderniser (ascenseurs, climatisation, garage creusé sous le jardin). Depuis, de nombreuses personnalités se sont opposées à ces transformations qui mettent en danger l’édifice. Trois recours — dont l’un gracieux auprès du ministre de la Culture —, en vue d’obtenir la suspension, l’annulation et le retrait de la décision du 11 juin 2009 autorisant les travaux à l’hôtel Lambert sont portés par l’association Sauvegarde et Mise en valeur du Paris historique, notamment en la personne de Jean-François Cabestan (architecte du patrimoine et maître de conférences à Paris I) amènent le juge des référés à suspendre le permis de construire, le 15 septembre 2009, dans l’attente de jugement au fond. Le 22 janvier 2010, le ministère de la Culture annonce la signature d’un accord amiable entre le propriétaire et l’association Sauvegarde et Mise en valeur du Paris historique, représentée par son président Pierre Housieaux. Le Prince Adam Jerzy Czartoryski, fils du prince Adam Casimir Czartoryski, dut quitter la Pologne après l’insurrection de novembre 1830. Il mourut à Montfermeil en 1861, à l’âge de 90 ans. Il donnait à l’hôtel Lambert des fêtes somptueuses et l’hôtel devint un foyer culturel polonais où l’on y rencontrait George Sand et Frédéric Chopin, Delacroix, Zygmunt Krasiński, Alphonse de Lamartine, Honoré de Balzac, Hector Berlioz, Franz Liszt, et le poète Adam Mickiewicz. C’est pour le grand bal annuel que Chopin composa nombre de ses polonaises. Patriote polonais, le prince Czartoryski participa activement à maintenir vivante la « question polonaise » dans les chancelleries européennes. Le « Parti de l’Hôtel Lambert » rassembla ainsi la fraction libéral-aristocratique de l’émigration polonaise. Czartoryski créa de nombreuses institutions, telles que la Librairie polonaise, la Société historique de Pologne, un institut pour les jeunes filles polonaise et une école pour les jeunes gens polonais. C’est ainsi que l’hôtel Lambert devint le plus grand centre politique, culturel et social polonais hors de Pologne.

5 – Le Petit Hôtel de Marigny
L’hôtel date de 1633. Il avait été construit pour un marchand de fer! Cet hôtel, entre autres, eut comme propriétaire le descendant de Rennequin, l’un des créateurs de la machine de Marly, considérée par Louis XIV comme la huitième merveille du monde. La machine de Marly avait pour fonction d’amener l’eau aux fontaines du parc de Versailles.

  • 7Hôtel de la même époque que le précédent. Il a été construit pour le même propriétaire. Depuis 1843, il est le siège de la corporation des maîtres boulangers. La plaque explique : « 1642. Hôtel construit pour Jacques Brebart marchand de fer. Siège de la corporation des Maîtres-Boulangers depuis 1843 ». Porte, ferronneries, balcon.
  • 9 – Au dernier étage, Honoré Daumier, dessinateur et caricaturiste habita de 1846 à 1863. L’atelier de lithographie qu’il avait installé a été fréquenté par les peintres de son époque comme Millet, Delacroix, etc.
  • 11, 13 – Ce sont des hôtels construits en 1641 et 1642 pour Jean-Baptiste Lambert, déjà propriétaire de l’hôtel de Lambert. Après lui, ces hôtels appartinrent à ses héritiers qui, d’abord, les louèrent puis ensuite les vendirent. Façade du 11, escalier du 13.
  • 15 – Datant de 1645, cet hôtel a été construit pour Nicolas Lambert de Thorigny président de la Chambre des comptes. Le Vau est l’architecte présumé. Mansardes.

17 – L’Hôtel de Lauzun

L’Hôtel de Lauzun sur le quai d’Anjou est le rival de l’Hôtel Lambert parmi les quelques hôtels particuliers qui conservent leur riche sculptures, peintures, miroirs dorés et l’intérieur de l’époque de Louis XIV.L’hôtel particulier n’a pas été construit par le duc de Lauzun, dont il porte le nom, mais par un riche financier, Charles Gruyn des Bordes, fils d’un aubergiste devenu riche de son commerce et plus riche encore, selon unepamphlétaire, grâce à des spéculations découlant de son titre de commissaire général de cavalerie pendant les troubles civils de la Fronde.Gruyn des Bordes avait acheté le terrain en 1641. Sa nouvelle épouse, Geneviève de Mony, se hâta d’achever la maison, terminée en 1657 après les dessins de Louis Le Vau.Gruyn dont l’initiale ‘G’ se trouve entrelacée avec son «M» sur les côtés des cheminées et dans le décor général.Gruyn, cependant, avait Nicolas Fouquet en tant que mécène.En attendant, Antoine Nompar de Caumont, duc de Lauzun, était tombé en disgrâce de Louis XIV et avait passé une dizaine d’années en prison.Lauzun enrichit toutefois de nombreux intérieurs.L’Hôtel de Lauzun fut ensuite transmis à la petite-nièce du cardinal Mazarin, qui avait fui le couvent de Chaillot avec le marquis de Richelieu.En 1709, le marquis de Richelieu a vendu la maison de Pierre-François Ogier, receveur du clergé, qui a encore enrichi son intérieur.L’Hôtel de Lauzun a conservé ses propriétaires aristocratiques jusqu’à la Révolution française.Avec cet événement, l’hôtel avait ses chambres à l’étage et des combles divisé en appartements et loués par des artisans connus.Les appartements à l’étage ont été loués à Charles Baudelaire et Théophile Gautier.Ces deux résidents ont formé leur Club des Hashischins, où ils expérimentèrent le haschich. Alors qu’il y résidait, Baudelaire a écrit les premiers poèmes des Fleurs du Mal.L’Hôtel de Lauzun, qui est actuellement la propriété de la Ville de Paris, a été restauré et est ouvert au public pour des visites guidées uniquement les lundis et mardis (photos interdites).

  • 19 – Hôtel qui appartint en 1644 au procureur général au Parlement, Blaise Méliand. La ville l’acheta en 1894 et y installa des écoles maternelle et primaire de filles. Sa porte et son grand escalier sont classés.
  • 21de 1637. Hôtel construit en 1637 par Le Vau pour un conseiller et maître d’hôtel du roi. Façade et balcon.
  • 25de 1642. Hôtel du ci-devant président Perrot. Ici demeura le sieur Gabriel Sionite maronite de Liban. Professeur d’arabe au Collège de France.
  • 27, 29, 31 – Sur l’emplacement d’une verrerie installée ici de 1638 à 1644, deux hôtels furent construits. Le 29 fut occupé sous la Restauration par le commissariat de l’Île Saint-Louis. Le romancier Charles-Louis Philippe a habité son dernier étage de 1899 à 1904.
  • 33de 1640. Maison de Marin Le Roy, sieur de Comberville, titulaire du 21e fauteuil à la fondation de l’Académie française.
  • 35 – Porte, voûte d’entrée, mansarde à poulie dans la cour.
  • 39de 1727. Propriété ayant appartenu à un contrôleur de rentes. Aujourd’hui, au fond de la cour, Théâtre de l’Ile St-Louis. Petit théâtre plein de charme. Voûte, escalier, cour.
  • 41, 43 – Se situait le magasin de nouveautés Au Petit Matelot (de 1790 à 1932) évoqué par Balzac dans son roman César Birotteau.

On remarque alors le pont qui enjambe la Seine vers la rive droite.

Le Pont Marie doit son nom à l’ingénieur-entrepreneur Christophe Marie qui le construisit de 1614 à 1635. Cet édifice date du xviième siècle, ce qui en fait l’un des plus anciens ponts de Paris. Réalisé pour suivre l’urbanisation de l’île Saint-Louis, sa construction s’étale sur 20 ans, depuis 1614 jusqu’en 1635. À cette date, il est ouvert à la circulation. Cinquante maisons sont ensuite construites sur le pont par le charpentier Claude Dublet. En 1658, la Seine en crue emporte les deux arches sud avec les vingt maisons qui les surmontent. En 1660, un pont de bois rétablit la circulation. La construction en pierre ne commence qu’en 1677 après l’intervention de Colbert. En 1769, toute construction de maison sur les ponts est interdite.

Au-delà du Pont Marie

Poursuivre par le Quai de BourbonLe Quai de Bourbon

Ce quai, construit de 1614 à 1646, doit son nom à la famille royale de Bourbon.

  • 1Construit en 1616, propriété appartenant au procureur de la prison du Châtelet, puis à ses descendants. Au rez-de-chaussée, se trouvait le cabaret du Franc-Pinot, du XVIIe siècle. Il fut fermé en 1716, car la police trouva dans ses caves une grande quantité de libelles et de pamphlets à l’encontre du Régent, Philippe d’Orléans. Aujourd’hui, c’est un bar à vins et restaurant. Les grilles, décorées de pampres et de raisins sont classées. Mansardes et deux étages de caves.
  • 3 – De 1616, il y avait, pendant la guerre de 1914-1918, une magnifique boutique d’épicerie datant de Louis XV. C’était parait-il quelque chose d’unique! Un antiquaire a fait démonter les boiseries et les a revendues au Metropolitan Museum de New-York! Remarquable balcon du sixième étage.
  • 9 – Porte, deux étages de mansardes, escalier du fond. Il y a une inscription qui indique « 1640 ; Ici s’ouvrait l’accès au jeu de paume de l’isle »
  • 11 De 1636. Hôtel Philippe de Champaigne. C’était, en fait, deux immeubles de rapport construits l’un derrière l’autre, pour le compte du peintre du roi Louis XIII et de Marie de Médicis, Philippe de Champaigne. De 1830 à 1852, c’était le Commissariat de police du quartier. On aperçoit au fond de la deuxième cour, sur la gauche, la solide toiture de douze mètres de haut du jeu de paume dont l’autre entrée se trouve au 54, rue Saint-Louis en l’Ile. C’est l’unique jeu de paume qui subsiste à Paris sur les 124 que la capitale possédait au temps de Louis XIII. La façade sur le quai a été surélevée d’un étage. Ferronneries, cour, bâtiments ornés de mascarons, rampe de l’escalier à balustres de chêne du bâtiment du fond.
  • 13Hôtel Millot. De 1637.
  • 15 De 1637. Hôtel de Charron. Propriété de Jean de Charron, contrôleur de l’extraordinaire des guerres en Picardie. Le peintre Philippe de Champaigne a peut-être eu son atelier ici, au fond de la cour, côté gauche, dans la grande pièce au 1er étage. C’est dans cette pièce que le peintre et poète Emile Bernard (1868-1941) eut son atelier où il mourut à 73 ans. Vécut ici vers 1840 le peintre des batailles Meissonnier (1815-1891). Mansardes de la façade, fenêtres à barreaux sur le quai, porte cloutée avec mascarons. Très jolie cour avec bâtiments ornés de mascarons. Tourelle d’angle, escaliers, mansarde à poulie. A l’intérieur, plafonds à poutrelles. La façade sur cour et le mascaron de la porte d’entrée de la cave, deux plafonds du XVIIème, les trois plafonds à poutres peintes du côté droit sont classés.
  • 17 – De 1635. Porte avec imposte en ferronnerie, fronton.
  • 19De 1635. Propriété de Nicolas de Jassaud, maître des requêtes. Cet endroit est célèbre grâce au sculpteur  Camille Claudel, sœur du poète et dramaturge Paul Claudel. Elle a habité ici de 1899 à 1914. On peut lire sur la plaque : Camille Claudel 1864-1943 vécut et travailla dans cet immeuble au rez-de-chaussée de 1899 à 1913. Façade monumentale à trois frontons ornés de guirlandes, balcon. La porte monumentale et le balcon de fer forgé du premier étage sont classés.
  • 19bis – De 1660. Dépendances de l’Hôtel de Jassaud. Dans une niche d’angle, statue décapitée de Saint Nicolas.
  • 21 – De 1637. Décoration de dessus de portes du XVIIIème siècle. Escalier à balustres de bois.
  • 23 – Porte.
  • 25 Hôtel de Nevers qui  portait à l’origine le nom de maison du roi Henri III. Porte, voûte de l’entrée, entrée à bornes.
  • 29 – De 1640. Hôtel d’Arcelot. Façade avec guirlandes au-dessus des fenêtres. Deux étages de mansardes. Porte. L’escalier possède une magnifique rampe du milieu du XVIIIème siècle qui est classée, ainsi que la porte.
  • 31  Hôtel Spire Dubois. L’écrivain Charles-Louis Philippe (1874-1909) a habité cet immeuble de 1905 à 1907. Porte, balcons.
  • 43 De 1658. Hôtel de Toizon, construit par Charles Toizon et Anne Le Vau, sœur de Louis Le Vau. Très belle façade blanche du XVIIème siècle et balcons bleus et balustrade. Emblèmes maçonniques. Porte surmontée d’une imposte à monogramme. Fronton. Balcon à consoles rocaille, escalier à balustres de chêne.
  • 45, 47 – Hôtel construit, en 1659, pour lui-même, par le frère cadet de Louis Le Vau, François Le Vau. En façade, deux médaillons du XVIIIe siècle, représentant Hercule abattant Nessus. Ces médaillons ont donné le nom de « Maison du Centaure » à cet hôtel. L’écrivain Charles-Louis Philippe a été locataire d’un petit logement au 3e étage d’octobre 1907 jusqu’à sa mort en 1909, à 35 ans. C’est un endroit unique pour sa vue exceptionnelle sur le Seine et la cathédrale de Paris. Deux étages de mansardes.
  • 49 Immeuble construit également en 1659, par François Le Vau qui y mourut en 1676, à l’âge de 63 ans.
  • 51 Immeuble construit également par François Le Vau en 1659. Douze ans après, il le cède au neveu du peintre Philippe de Champaigne. C’est à lui qu’est due la décoration intérieure de l’église Saint-Louis-en-l’Ile. Il faut dire qu’il en était marguillier. (Le marguillier est un laïc qui est chargé de la garde et de l’entretien d’une église). Porte.
  • 53 L’immeuble a été construit comme le 43 par Charles Toizon. En 1685, ce fut la propriété d’Hubert Graillet qui avait épousé la femme de François Le Vau après la mort de celui-ci. Le poète symboliste Stuart Merril (1863-1915), d’origine américaine a habité le plus bel étage de cet immeuble. Porte.
  • 55 – A été construit, en 1686, pour un gentilhomme du duc d’Orléans.

Nous revenons au carrefour formé par le Pont Saint-Louis, la rue Jean du Bellay et la rue Saint-Louis en l’Île.


La rue Jean du Bellay
Cette rue commence au 55 quai de Bourbon et au 42 quai d’Orléans pour se terminer au 33 quai de Bourbon. Elle mesure 75 mètres. Elle a été ouverte en 1860 comme débouché du pont Louis-Philippe et porte le nom, depuis 1867 du cardinal Jean du Bellay (1492-1560), évêque de Paris.

Le pont Louis-Philippe via la rue Jean du Bellay :
C’est le 29 juillet 1833, pour fêter son accession au trône à l’issue des Trois Glorieuses, que Louis-Philippe pose la première pierre d’un pont suspendu d’abord anonyme, situé dans le prolongement de la rue du Pont Louis Philippe (qui vit le jour cette même année). Construit par Marc Séguin et ses frères, il traverse la Seine en biais jusqu’au quai aux Fleurs en passant par l’île Saint-Louis. Il est ouvert à la circulation un an plus tard, le 26 juillet 1834. Après la révolution de 1848 pendant laquelle il est incendié, il est restauré et baptisé «pont de la Réforme» jusqu’en 1852. Pour faire face à l’accroissement de la circulation (les postes à péage ayant été eux aussi incendiés en 1848), il est détruit pour être remplacé par le pont actuel, en 1860. Celui-ci est construit par les ingénieurs Edmond-Jules Féline-Romany et Jules Savarin entre août 1860 et avril 1862, un peu plus en amont que le précédent ouvrage. Cette fois, il traverse la Seine perpendiculairement, sur toute sa largeur. D’une longueur totale de 100 m, pour une largeur de 15,20 m, le pont Louis-Philippe fut donc inauguré en avril 1862. Chacune des piles de 4 m de large posées dans la Seine est ornée d’une couronne de feuillage en pierre qui entoure une rosace métallique. La seule modification qu’il a reçue depuis lors a consisté à remplacer à l’identique les garde-corps en pierre, très dégradés par les intempéries, en 1995.
Prendre la rue Saint-Louis-en-l’Île

La rue Saint-Louis en l’Île. Elle partage l’île en deux dans quasiment toute sa longueur. Elle mesure en effet 540 mètres. Tout en flânant, notons quelques lieux remarquables :

90– Ici habita Poulletier qui fut l’un des entrepreneurs de l’Île.

75La rue Boutarel

C’était le nom du propriétaire du terrain, capitaine de la Garde nationale du quartier et teinturier de son état. Cette rue fait partie des trois rues qui ont été percées dans l’île Saint-Louis. Elle a été ouverte en 1846, sous le nom de passage Boutarel. Elle restera fermée jusqu’en 1883. Elle mesure 59 mètres.

1 – Il est indiqué, gravé dans la pierre, que le peintre, graveur et illustrateur André Dignimont a vécu ici de 1927 à sa mort en 1965.

3 – Habita pendant trente ans, Jean Wallon. Il y mourut en 1882.

72 –La rue Le RegrattierLa rue le Regrattier

Cette rue résulte de la fusion en 1868, de deux rues construites de 1614 à 1646. Elle joint le Quai d’Orléans au Quai de Bourbon et mesure 166 mètres. Son nom vient des regratiers, vendeurs au détail et de seconde main, de menues denrées, particulièrement de sel, de grains et d’épices. A l’angle de cette rue et du quai de Bourbon, il y a une statue de Saint-Nicolas « patron des mariniers », statue qui fut décapitée sous la Révolution.

  • 1 – Souvenir de Louis Aragon avec son personnage Aurélien : ici, il rencontrera son grand amour dans le roman « Blanche ou l’oubli ».
  • 2 – 4 – Portes.
  • – Maison habitée parCoffinhaldepuis 1789 jusqu’à sa mort. Il était procureur au Châtelet avant 1789. Fanatique exalté sous la Révolution, il fut vice-président au Tribunal révolutionnaire à partir de 1793. C’est lui qui aurait décrété, en envoyant Lavoisier à l’échafaud, que la Révolution n’avait pas besoin de savant. Compromis lors de la chute de Robespierre, il se cacha cinq jours et cinq nuits dans les roseaux de l’Ile aux Cygnes. Il fut envoyé à l’échafaud le 18 novembre 1794.
  • – Maison habitée parCoffinhaldepuis 1789 jusqu’à sa mort. Il était procureur au Châtelet avant 1789. Fanatique exalté sous la Révolution, il fut vice-président au Tribunal révolutionnaire à partir de 1793. C’est lui qui aurait décrété, en envoyant Lavoisier à l’échafaud, que la Révolution n’avait pas besoin de savant. Compromis lors de la chute de Robespierre, il se cacha cinq jours et cinq nuits dans les roseaux de l’Ile aux Cygnes. Il fut envoyé à l’échafaud le 18 novembre 1794. Porte, escalier.
  • 8 – Mansardes.
  • 9 – Vieilles maisons, façade.
  • 10 – Porte cloutée, mansardes, entrée à bornes, grille en bois.
  • 12 – Mansardes superposées, ferronneries, escalier.
  • 14 – Porte cloutée, mansardes superposées.
  • 15-16-18-19-20-21 – Vieilles maisons.
  • 22 – Maison où naquit Jules Basile, ditJules Guesde, le 11 novembre 1845. Jules Guesde était un homme politique (1845-1922). En 1879, il introduisit les thèses marxistes au sein du mouvement ouvrier français. Convaincu que la révolution était inévitable, il s’opposa à Jean Jaurès dans la mesure où ce dernier acceptait la collaboration avec les partis bourgeois. Député à partir de 1893. Il accepta, malgré ses idées, un poste de ministre d’Etat de 1914 à 1916.

A l’angle de cette rue et du quai de Bourbon, il y a une statue de Saint-Nicolas « patron des mariniers », statue qui fut décapitée sous la Révolution.

  • 23 – Vieille maison.
  • 24-25-28 – Portes d’ex-hôtels.
  • 69bisBoutique ancienne de 1822 présentant des variétés d’huiles.
  • 61 – Enseigne du XVIIe siècle :Au Petit Bacchus,avec statuette à cheval sur son tonneau. La devanture ainsi que l’enseigne sont classées. On peut lire une enseigne« Aux Anysetiers du Roy ».

51 – L’Hôtel de Chenizot.

Datant de 1641, mais transformé en 1719 par Jean-François Guyot de Chenizot, receveur général des finances à Rouen. Son architecture rocaille est toujours saisissante. Son porche est à bossages vermiculés dotés d’une tête de faune rehaussé d’un balcon en fer forgé soutenu par des chimères à l’aspect terrifiant. En 1840, l’hôtel fut loué par l’Etat et devint la résidence à l’archevêché de Paris Mgr Affre. C’est d’ici que le 25 juin 1848, il se rendit place de la Bastille avec le désir de s’interposer entre les troupes et les insurgés. Il était sur le point de réussir sa mission de paix quand, malheureusement, une balle tirée d’une fenêtre lui brisa les reins. Il devait mourir deux jours après. L’année suivante, l’archevêché quitta l’hôtel et fut remplacé par une unité de gendarmerie et cela pendant douze ans, ce qui mutila sérieusement l’hôtel. Aujourd’hui la dégradation est visible ainsi que les traces d’un incendie dont il fut victime. Dans la seconde cour, une méridienne verticale déclinant de l’après-midi, en bon état donne l’heure de midi toute l’année – s’il y a du soleil, bien sûr. Elle date de 1730.

52– Hôtel de 1635. En 1705, il fut légué à l’Hôtel-Dieu. Il a été habité par Charles de Valois de la Mare, un érudit ainsi qu’un littérateur du XVIIIe siècle. Il devait mourir ici en 1747.

45La rue Budé

Concernant l’origine de cette rue, il y a une anomalie : en effet, le propriétaire du terrain où fut construite la rue avait pour nom Michel Guillaume. On donna son nom à cette rue et cela jusqu’en 1807, date à laquelle on ajouta Budé, nom du célèbre philologue, créateur du Collège de France… Peu après, on supprima la première partie du nom pour ne laisser subsister que Budé, ce qui ne veut strictement rien dire, car l’homme célèbre n’est en aucune façon lié à ce quartier, tandis que l’ancien propriétaire a disparu ! Cette courte rue présente encore des maison du XVIIème siècle. Elle mesure 84 mètres

  • – Maison natale de Félix d’Arvers, auteur du fameux sonnet. Une plaque en relief montre le poète en buste.
  • 9 – Le poète Hongrois Gyula Illyés (1902-1983) a vécu dans cette maison de 1922 à 1926.
  • 39 – Restaurant contemporain « Nos ancêtres les Gaulois ».
  • 31 – C’est là que sévit la maison Berthillon.

33La rue des Deux-Ponts :

La rue créée en 1614 mesure 155 mètres. L’auteur duPaysan perverti ou les dangers de la ville,Restif de la Bretonne (1734-1806) habita cette rue. La rue fut élargie en 1930 et toutes les anciennes maisons de numéro pair ont disparu.

  • 1 – Une inscription indiquait que cette maison, dite alors du « Grand Guidon », fut occupée en 1655 par le chirurgien Claude Buron, marguillier de l’Eglise Saint-Louis.
  • 8 – Bains-douches municipaux. À l’époque d’avant-guerre les tarifs étaient : Plein tarif 0,75. Familles nombreuses : 0,40 F. Militaires : 0,10 F.
  • 10, 12  Fondation Fernand Halphen datant de 1926. Sur une plaque on peut lire : À la mémoire des 112 habitants de cette maison dont 40 petits enfants déportés et morts dans les camps Allemands en 1942.
  • 21 – Restaurant de viande et poisson « L’îlot vache » dont les vitrines sont remplies de nombreuses figurines bovines.
  • 27 – « Pom’Cannelle ». Ici, on déguste (aussi) les glaces de la maison Berthillon.
  • 38 – Emplacement d’une maison construite en 1635 par Le Vau où habita le poète dramatique Lagrange-Chancel (1676-1758).

La rue Poulletier

19La rue Poulletier

Larue Poulletier, porte le nom d’un des trois entrepreneurs, avec Christophe Marie et Le Regrattier qui ont participé à la construction de l’île. Cette rue transperce l’île de part en part, en allant du quai d’Anjou au quai de Béthune. Dans cette rue, les numéros pairs et impairs sont fortement décalés. Cette rue a été formée en 1614, sur l’emplacement du canal, qui depuis 1370, coupait l’île Notre-Dame et la partageait en deux îlots appelés l’île aux Vaches et l’île Notre-Dame. Elle mesure 156 mètres.

  • 3 – Porte sculpté, ferronneries.
  • 4 – Porte cloutée.
  • 5 – C’est une maison construite par Le Vau qu’il offrit à sa fille, Jeanne, mais en 1763, cette maison fut saisie par le chapitre pour non-paiement du cens. Le cens était une sorte de taxe foncière payable au seigneur.
  • 5bis –Maison construite par Le Vau, habitée par le maître d’hôtel du roi. Dans l’écusson au-dessus de la porte d’entrée, on peut lire : « École des Filles de la Charité de la paroisse de Saint-Louis ». C’est d’ici que partaient les sœurs à la cornette amidonnée pour aller soigner et secourir les pauvres de la paroisse. Fenêtres à barreaux, mansardes.
  • – Maison construite par Le Vau père et fils. Aujourd’hui occupée par « La Vigie : Résidence Internationale. ». La porte est surmontée d’une image dans sa niche.
  • 8 – Porte.
  • – Egalement maison construite par Le Vau père et fils. Cette propriété, en 1671 a été habitée par le cousin germain de Mme de Sévigné. Sous le second Empire, la direction des contributions directes et du cadastre du département de la Seine y avait son siège. Porte, escalier.
  • 10 – Le logement du curé de la paroisse St-Louis en l’île était ici en 1711.
  • 12 – Porte, entresol, mascarons.
  • 20 – École primaire depuis 1894. Portail monumental de style Louis XIV avec un bandeau décoré de deux têtes d’Hercule couvertes d’une peau de lion ; au-dessus se trouve un écusson entouré de palmes dont les armoiries ont disparu. Le portail est classé. Le bâtiment appartenait à l’Hôtel Méliand du quai d’Anjou. Blaise Méliand était procureur général au Parlement.
  • 19bis -Eglise Saint-Louis-en-l’Ile
    L’église Saint-Louis-en-l’Île est une église sur l’île Saint-Louis. L’église se trouve à l’intersection de la rue Saint-Louis-en-l’Île et de la rue Poulletier. Cet édifice a été construit en plusieurs étapes de 1624 à 1726. Son saint patron est Saint Louis de France qui régna sous le nom de Louis IX. La paroisse est actuellement une des plus petites du diocèse de Paris. Elle couvre la moitié de l’île de la Cité, l’île Saint-Louis en elle-même et l’ancienne île Louviers (la partie entre l’actuel boulevard Morland et la Seine).
    17 – À cet endroit, dans la cour de cet immeuble, se situait l’un des deux cimetières de la paroisse Saint-Louis-en-l’Ile. Le premier de ces deux cimetières se trouvait le long de l’église et au moment de sa reconstruction, on dut ouvrir un second cimetière situé ici.
  • 15– Maison construite en 1655 par François Le Vau, frère de Louis Le Vau.
  • 14– Ancien hôtel de l’intendant Jacques Bordier, mort en 1666.
  • 13 – Egalement maison construite pour Claude Le Ragois de Bretonvilliers en 1642 qui la loua.
  • 12 – Maison habitée par l’ingénieur et chimiste Philippe Lebon (1769-1804) lorsqu’il eut l’idée d’utiliser les gaz produits par la combustion du bois à des fins d’éclairage.
  • 11 – Maison construite vers 1642 pour Claude Le Ragois de Bretonvilliers.

7 – La rue Bretonvilliers

La rue de Bretonvilliers s’ouvre par un immense porche, vestige du magnifique hôtel de Claude Le Ragois de Bretonvilliers. Elle mesure 75 mètres. Cette rue fait partie de celles qui furent percées dans l’île Notre-Dame lors de l’aménagement de celle-ci. Elle le fut vers 1642, pour donner accès au magnifique hôtel de Claude le Ragois de Bretonvilliers, bâti par Du Cerceau en 1640, dont l’entrée se trouvait à l’emplacement du numéro 4 de cette rue. Les trois immeubles du côté impair ont tous été construits pour Claude le Ragois de Bretonvilliers, et ont appartenu, après lui, à son frère, Bénigne.

  • 1, 1bis – A été acheté, en 1706, par Marie de Comans d’Astry. Porte.
  • 1 ter – Hôtel loué, vers 1660 par Bénigne le Ragois de Bretonvilliers au maître des comptes Le Rebours, futur beau-père du financier Chemillard. Acheté en 1712 par Marie de Comans d’Astry, revendu la même année à la famille de la duchesse de Châtillon, jusqu’à son rachat en 1778 par de Maisoncelle. Porte.
  • 3– Le grand philosophe, historien et critiqueHippolyte Taine(1828-1893) habita ici de 1856 à son mariage en 1868. Son appartement se trouvait au 1erétage. Cet hôtel, qui comportait l’arcade chevauchant la rue, appartenait, en 1701, à Françoise Le Ragois de Bretonvilliers, veuve du chevalier Hervart. Il appartint en 1752 au maître des comptes de Grandbourg puis en 1776 à l’auditeur des comptes de La Mouche de Beauregard. Toit, mansardes, escalier.
  • 6 – Toit et mansardes du bâtiment qui, situé au fond d’une agréable cour, possède un très bel escalier, à balustres de bois, de forme ovale originale.
  • 4– Emplacement duPetit hôtel Lambert où Nicolas Lambert logea son beau-père, Charles de l’Aubespine, maître des Requêtes et Ambassadeur en Suisse. L’hôtel a été reconstruit en 1750.
  • 3 – Propriété des Le Ragois de Bretonvilliers jusqu’en 1760, puis au petit neveu du célèbre Fénelon.

L’Hôtel Le Vau

du xviième siècle construit par Le Vau pour lui-même car Le Vau avait épousé la fille d’un notaire qui était propriétaire du terrain voisin à celui de l’hôtel Lambert. Sa façade est la continuation de celle de l’hôtel de Lambert. Par la suite, cette maison devint une annexe de l’hôtel. Ses quatre premiers enfants naquirent ici, sa mère y mourut. Il habita cet hôtel de 1642 à 1650, alors qu’il travaillait à l’hôtel Lambert tout proche. Une fois disparu, en 1670 son hôtel fut la propriété de la famille de La Haye qui était déjà propriétaire de l’hôtel Lambert. Cette famille s’empressa de réunir les deux bâtiments.

2 – Hôtel de Lambert, la plus magnifique demeure particulière du XVIIe siècle donnant sur le quai d’Anjou.

1 – Petit pavillon de 1640, dit des Arbalétriers qui est une ancienne dépendance de l’hôtel de Bretonvilliers du quai de Béthune.

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