380 Film, Ma part du gâteau

Ma part du gâteau

Nationalité français

Le film (clic)

Synopsis et détails

Depuis toujours, France travaille dans la même usine de Dunkerque, dans le nord de la France. Un jour, pour des raisons qu’elle ne comprend pas, l’usine ferme ses portes. Désespérée, France tente de s’enlever la vie mais est sauvée par ses enfants, qui l’encouragent à se trouver un nouvel emploi. Elle part pour Paris, où elle devient la femme de ménage de Steve, un trader revenu vivre chez lui après des années passées à Londres à faire des transactions qui l’ont rendu riche. Les deux se rapprochent, même s’ils vivent dans des mondes complètement différents. Mais pour de nombreuses raisons, leurs univers respectifs sont tout simplement irréconciliables…
France, ouvrière, vit dans le nord de la France, à Dunkerque avec ses trois filles.
Son ancienne usine a fermé et tous ses collègues se retrouvent comme elle au chômage. Elle décide de partir à Paris pour trouver un nouveau travail. Elle va trouver un stage pour devenir femme de ménage. Assez rapidement, elle se fait engager chez un homme qui vit dans un univers radicalement différent du sien. Cet homme, Steve est un trader qui a réussi, il travaille entre la City de Londres et le quartier de la Défense à Paris.
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Les deux individus vont se côtoyer. Cette ouvrière va découvrir les gens qui vivent dans le luxe. Elle va finir par découvrir que cet homme, fort séduisant et sympathique, est en partie responsable de la faillite de son ancienne entreprise.

 

La fiche du film

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réflexion

que remarquez-vous ?

Relations homme-femme

Relations patron-employés

où sommes-nous ?

Un thème d’actualité

Avec Ma part du gâteau, Cédric Klapisch se consacre pour la première fois de sa carrière à un sujet d’actualité. Souhaitant réagir sur la situation sociale actuelle, il a ainsi imaginé une intrigue entre deux personnages dans le monde de la finance, se basant sur son constat à l’issue de la récente crise économique mondiale. “Grosso modo, en ce moment, le monde fabrique de plus en plus de profit, et de moins en moins de gens en profitent ! L’idée du film part de ce constat”, explique le réalisateur.

Une écriture personnelle

Souhaitant apporter à Ma part du gâteau un regard plus personnel, Cédric Klapisch a écrit tout seul le scénario du film, comme il le fait d’ailleurs de plus en plus souvent (et notamment pour Chacun cherche son chat, L’Auberge Espagnole, Les Poupées russes et Paris). “Il y a quelque chose de joyeux et de dynamique à écrire à plusieurs, mais j’ai l’impression que quand j’écris seul, il y a une maîtrise plus globale du projet (…),” explique
le cinéaste.
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Enquêtes préliminaires

N’ayant pas beaucoup de notions en matière de finance, le réalisateur Cédric Klapisch a enquêté de façon pointue sur le sujet avant d’écrire le scénario de son film. Il a ainsi lu des livres et des articles et a rencontré plusieurs traders et ouvriers. En comparant les différents points de vue des principaux concernés, le cinéaste a ainsi tenté d’ancrer au maximum sa fiction dans la réalité. Il a également demandé à ses deux acteurs de s’immerger dans les univers de leurs personnages respectifs. Karin Viard est donc allée rencontrer des personnes de classes modestes à Dunkerque, pendant que Gilles Lellouche partait à la rencontre de magnats de la finance pour “enquêter” sur leurs procédés.
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Mieux vaut en rire qu’en pleurer !

Même si Ma part du gâteau traite de sujets difficiles, Cédric Klapisch a tenu à ce que le film soit malgré tout une comédie à part entière. Il a ainsi laissé une grande place au rire, même au cœur des situations tragiques que vivent les personnages. “Rire de tout cela ne supprime la dénonciation, mais au contraire l’accentue”, déclare le cinéaste, qui rapproche sa démarche de celles de Chaplin et Molière.

Deux mondes confrontés

Une fois n’est pas coutume, Cédric Klapisch rompt dans Ma part du gâteau avec son habitude de multiplier les personnages centraux dans ses films: “Après avoir fait beaucoup de films de foule, je voulais explorer la simplicité d’un dialogue entre deux personnages”, raconte le réalisateur. L’intrigue de son nouveau film est donc exclusivement centrée sur les personnages incarnés par Karin Viard et Gilles Lellouche, qui représentent deux mondes en totale opposition, se retrouvant soudain face à face.

Contraste visuel

Le contraste permanent qui existe entre les deux personnages principaux de Ma part du gâteau a également été représenté dans le film de façon visuelle. Cédric Klapisch a ainsi longtemps observé les milieux de la finance et a tenté de les reproduire le plus fidèlement possible à l’image, allant jusqu’à tourner certaines scènes au milieu de véritables traders en train d’effectuer de vraies transactions. De même, l’opposition entre les deux personnages centraux est symbolisée à l’écran par les couleurs de leurs appartements respectifs (chaleureuses et chatoyantes pour France, sobres pour Steve). Deux appartements qui sont d’ailleurs également opposés en terme de hauteur.
Sources : Allociné, Zoom, Wikipedia et Frenetic