475 Rabelais, J4

R Rabelais, Gargantua

Jeudi 29 août, jour 4

  1. l’humanisme
  2. Rabelais : p9-37
  3. Vidéo une oeuvre

Pour aujourd’hui je vous demande de

📚 Devoirs 📚

  1. relire les prologues
  2. lire les pages 9 à 37 de votre livre.
  3. réfléchir à la question suivante
  4. poster un commentaire sur oaks dans notre forum

En relisant les prologues et la première partie de notre lecture, pouvez-vous trouver des éléments qui font de Rabelais un humaniste et les commenter ?

N’hésitez pas à laisser des commentaires sur les posts de vos collègues

📚 —- 📚

R En ce jour,

Virelangue

Vr28

À la queu leu leu

Aujourd’hui l’expression signifie «l’un derrière l’autre».
Leu est la forme ancienne du mot loup (parfois lou). A la queue leu leu devrait donc se lire à la queue du loup le loup.
Au Moyen Age et à la renaissance, les loups étaient très nombreux et se déplaçaient en bandes, souvent l’un derrière l’autre. Leur apparition était redoutée par la population.

L’humanisme

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Les Prologues de Rabelais

Image result for click icon Prologue de Gargantua et pantagruel en français moderne

Image result for click icon Prologues originaux manuscrits

Image result for click icon 475, Les Prologues explications

L’Oeuvre

Tables des matières

 

L’oeuvre de Rabelais

L’ouvrage de Rabelais se compose de cinq livres. Le premier a pour titre Gargantua 1534, et les quatre autres Pantagruel. Le titre complet du premier est : Pantagruel. Les horribles et épouvantables faits et prouesses du très renommé Pantagruel Roi des Dipsodes, fils du Grand Géant Gargantua. Composés nouvellement par maitre Alcofribas Nasier 1532. Il sera suivi du Tiers livre en 1546 (Le Tiers Livre des faits et dits Héroïques du noble Pantagruel, composés par M. François Rabelais, docteur en médecine et Calloier des Iles d’Hyères), du Quart livre en 1552 (Le Quart Livre des faits et dits Héroïques du noble Pantagruel. Composé par François Rabelais, Docteur en Médecine et Calloier des Iles d’Hyères) et du Cinquième livre, posthume.

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Jean Audeau, un simple agriculteur découvre par accident dans un énorme tumulus un petit livret qui contient la généalogie des géants d’autrefois. Grandgousier, le père de Gargantua adore manger. Il épouse Gargamelle, fille du roi des Papillons. De leur union naît Gargantua qu’elle porte pendant onze mois. Selon Rabelais, de la durée d’une grossesse dépend la perfection du nouveau-né : plus la grossesse dure longtemps, plus le nouveau-né sera un « chef d’œuvre ». Gargamelle, enceinte de Gargantua, fait abattre des centaines de milliers de bœufs pour mardi-gras, et elle invite des amis pour ce repas trop imposant pour elle. Malgré son état et les remontrances de son mari, Gargamelle ne peut résister aux tripes et au vin. Ils dansent, chantent, commencent à se disputer. Ivres, ils tiennent des propos incohérents. Pendant la beuverie, Gargamelle ressent des contractions et met au monde de manière insolite Gargantua. Il sort de l’oreille gauche de sa mère et réclame aussitôt à boire.

Son père, en découvrant l’enfant, s’écrie : « Quel grand (gosier) tu as » Et l’enfant est appelé alors Gargantua. Pour l’allaiter, il faut le lait de dix-sept mille neuf cent treize vaches. Enfin, pour le calmer, on lui donne à boire. Gargantua est habillé de blanc et de bleu, les deux couleurs du blason de son père. Ses habits sont immenses, comme ses chaussures, sa ceinture, son épée …

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Le blanc symbolise la joie, le plaisir, les délices et les réjouissances. Le bleu symbolise les choses célestes. C’est Grandgousier qui a choisi ces couleurs. Rabelais polémique sur les couleurs que porte Gargantua. Il fait l’historique de la symbolique des couleurs depuis les temps antiques. Il déclare que le blanc signifie la victoire, la gaieté et la vie, par opposition au noir, symbolisant la tristesse et le deuil. Chaque couleur symbolise des émotions qu’une autre couleur contredit.

Puis l’enfance de Gargantua est évoquée. De trois à cinq ans, ses parents ne lui imposent pas de limites : il boit, mange, dort, court après les papillons et se roule dans les ordures selon son bon plaisir. Il a le même état d’esprit que les autres enfants. Gargantua se voit offrir un cheval de bois pour qu’il devienne un bon cavalier. Il se passionne pour l’équitation, au point de créer lui-même ses propres chevaux de bois. Des amis de son père se rendent chez Grandgousier et Gargantua pour leur faire une farce. Grandgousier rentre victorieux et retrouve son fils. Pendant son absence, Gargantua a inventé un torchecul d’un oison et, devant l’intelligence de son fils, Grandgousier décide de lui faire apprendre les lettres latines par un théologien réputé, Thubal Holoferne. Ce dernier lui fait apprendre et réciter par cœur, à l’endroit et à l’envers, d’après les méthodes moyenâgeuses, les lettres gothiques.

Son père s’aperçoit alors que Gargantua s’abrutit et radote. Grandgousier décide à la mort de Thubal Holoferne de lui donner un nouveau professeur. Remarquant le manque de progrès, Grandgousier se plaint à l’un de ses amis qui lui recommande Ponocrates, un précepteur humaniste. Pour preuve de son talent, il lui amène un des disciples qui lui parle avec une telle aisance que Grandgousier souhaite le même pédagogue pour son fils. Ponocrates devient alors le maître de Gargantua. Grandgousier reçoit en cadeau du roi de Numidie une énorme jument, richement harnachée. Grâce à cette offrande Gargantua peut partir pour Paris, et y suivre les leçons du célèbre précepteur, Ponocrates. Sur la route, la jument chasse les taons et les mouches de sa queue avec une telle force qu’elle rase toute la forêt de Beauce. Gargantua arrive enfin à Paris.

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Gargantua visite la cité de Paris et fait l’objet de la curiosité des parisiens. Pensant qu’ils attendent un cadeau de bienvenue, Gargantua leur urine dessus, en gage de bonne volonté, et noie la plupart des habitants. Puis, il emporte les cloches de Notre-Dame pour les accrocher au cou de sa jument. Le doyen des rescapés est envoyé par la Sorbonne pour tenter de le convaincre de rendre les cloches à la ville. Janotus de Braquemardo, le messager de la Sorbonne, se présente au logis de Gargantua et argumente de façon complexe en prenant compte les sujets d’intérêts de Gargantua : le vin, les récompenses… Ce dernier prend conseil au près de son précepteur. Puis Maître Janotus de Braquemardo s’agenouille et supplie Gargantua pour récupérer les cloches : « Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu ». Ils éclatent alors de rire. Gargantua lui offre des cadeaux. Janotus retrouve les maîtres de la Sorbonne mais ces derniers refusent de le payer. Janotus leur entame aussitôt procès sur procès. Finalement les cloches sont remises en l’état et les Parisiens, pour remercier Gargantua, soignent et nourrissent sa jument.

La méthode de travail de Ponocrates consiste d’abord à observer Gargantua sans intervenir. Après ses observations Ponocrates lui impose un nouvel emploi du temps et mode de travail afin de lui faire oublier ses anciennes leçons, il lui fait boire une potion qui nettoie le cerveau de Gargantua. Les Saintes-Écritures sont désormais la base du savoir de Gargantua. L’exercice physique et l’hygiène sont désormais importants dans son apprentissage. Le maître lui apprend le métier des armes et développe son esprit critique. Quand le temps n’est pas propice aux exercices, il apprend l’art, la métallurgie, l’artisanat, la rhétorique, l’escrime, l’herboristerie… De temps en temps, il quitte la ville pour s’amuser et chasser. Ponocrates fait de Gargantua un érudit.

Pendant la saison des vendanges, les bergers du terroir de Grangousier gardent les vignes. Des vendeurs de fouaces passent à proximité. Les bergers leur demandent bien poliment de leur vendre de leur fouace, mais les fouaciers refusent et insultent même les bergers. L’un d’eux, nommé Frogier, se vexe de ces insultes et leur fait entendre qu’ils n’avaient pas à agir de cette façon, et que les bergers leur auraient donné, en plus de l’argent, des raisins. A ces mots, Marquet, un fouacier, lui dit de venir prendre de sa fouace, mais il fouette violemment Frogier. Celui-ci crie au meurtre et lance en même temps une grande verge qui atteint Marquet à la tempe et l’assomme. Les bergers et les métayers viennent à la rescousse et chassent les fouaciers. Les bergers se servent alors en fouaces et payent les fouaciers avant de banqueter. Ces derniers se rendent aussitôt chez leur roi (Picrochole) qui réplique immédiatement en mobilisant troupes et matériels.

L’armée se met en route, pille et saccage la campagne de Grandgousier… L’abbaye de Seuilly, protégée par ses fortes murailles, résiste. Les moines s’enferment dans l’église et prient tandis que leurs ennemis volent les vendanges.

Jean…


 

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