475, Poésie j27

RJeudi 21 novembre, jour 27

  • Expression médiévale du jour
  • Etape 9
  • Assessment

Devoirs

  • Merci de poster votre nouvelle étape, je vais corriger en détail pendant le weekend ce qui a été déjà posté.

Assessment

Instructions pour une rédaction critique en classe

Je vous demande de réfléchir sur les apriorismes que nous avons sur la Renaissance.
On associe la Renaissance à un renouveau ainsi qu’à l’humanisme.

  • Quel est l’humanisme qui a accompagné la Renaissance ?
  • Est-ce que la renaissance a été un renouveau ?
  • Est-ce que l’Humanisme est une réalité artistique, culturelle, politique …?
  • L’humanisme est-il une Utopie ?

Afin de répondre à cette question, je vous demande d’utiliser les informations que nous avons collectées au long du semestre. Qu’est-ce qui a marqué votre opinion en lisant ou étudiant Rabelais, Henri IV, Reine Margot, St Barthélémy, Ronsart, Le calendrier des Bergiers, Les Livres d’heures. En étudiant votre artefact, en interviewant un chercheur, ou en parcourant des ouvrages de recherche. Qu’avez-vous ressenti sur vos apriorismes en observant le Paris de la St Barthélémy, l’architecture, l’Art, la mode, la médecine, les règles, la royauté, la guerre ou la stratégie politique.
Si vous le souhaitez, je vous invite à utiliser votre thème de recherche pour présenter votre opinion sur le niveau de raffinement, d’ouverture d’esprit, de pragmatisme, de créativité, d’organisation que montrent les femmes et les hommes en France (et plus particulièrement en région parisienne) au XVIe siècle.

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Votre rédaction se présentera comme un plan détaillé composé de phrases complètes, informé de faits concrets.
Vous répondrez à une des questions

Vous pourrez vous demander quelles sont les valeurs, attitudes dont nous avons hérité de cette époque, et essayerez de comprendre pourquoi les sociétés ont-elles tendance à construire des stéréotypes (idéalisés ou négatifs) pour se définir autant que pour définir l’altérité.

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Conseil :

Utilisez la feuille de brouillon (ci-jointe) pour construire une problématique en deux parties avant de commencer à rédiger.

Votre introduction sera composée de trois parties.
1) spatialisation (définit ce qui est autour de votre sujet, l’époque, le lieu, etc… ) ici vous pouvez (si vous le souhaitez) parler du besoin des sociétés à créer des stéréotypes… ou de la présence d’un moyen âge fictif-médiatisé-ou  dans les jeux, les films…

2) l’annonce du sujet, va présenter votre sujet et annoncer votre question qui peut être légèrement différente de la mienne (par exemple inclure une notion thématique, ex en regardant xxxx on peut se demander si le moyen-âge était si sombre que ça).

3) la problématique qui va reprendre les 2 parties de votre rédaction.

4) votre première partie

5) votre deuxième partie

Votre conclusion sera composée de 3 parties

6) la transition

7) la synthèse où vous répondez à la question en disant pourquoi

8) l’ouverture où vous pouvez connecter le moyen âge avec les jours d’aujourd’hui, par exemple.


📌 Représenter Marie

Mary f.21

 

 

 

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Poésie du Jour, Louise Labbé et le féminisme

Louise Labé

Une femme si libre qu’elle demande à son amant: “Baise m’encor, rebaise-moi et baise”. Une femme rebelle déclarant qu’elle voulait voir les femmes : “non en beauté seulement, mais en science et vertu passer ou égaler les hommes”; et pour cela elle prie ” les vertueuses dames, d’élever un peu leur esprits par dessus leurs quenouilles et leurs fuseaux …” Une femme qui murmure, gémit, souffre ou pleure : “Crier me faut mon mal toute la nuit”. Une femme qui se moque avec légèreté de l’amoureuse qui soupire en elle – même : ” Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie”

De cette femme, nous savons peu de choses. Louise Labé est née à Lyon entre 1520 et 1525, son père est Cordier, on la marie également, à un cordier de trente ans son aîné, de là son surnom ” La Belle Cordière “. Grâce à l’amour de son père fasciné par la beauté et l’intelligence de cette petite fille vive et enjouée, elle reçoit une éducation exceptionnelle pour une ” femme du peuple “. Louise apprend le latin, l’italien, quelques rudiments de grec, la musique (on l’appellera ” La dame au luth “), mais aussi tous les arts des armes traditionnellement réservé aux hommes. Au mépris des condamnations religieuses de l’époque, elle s’habille en homme pour monter à cheval tel un écuyer et ” Le capitaine LOYS ” (comme on l’appellera aussi) s’illustre aux jeux martiaux de la joute. En 1555 par privilège accordé par le Roy, Louise est la seule lyonnaise de son temps à être publiée de son vivant. Le recueil contient un texte en prose : ” le Débat de folie et d’amour “, trois élégies, vingt-quatre sonnets. Immense et immédiat succès de ce petit livre qui fut réédité 3 fois au cours de l’année 1556. Nous ne savons presque rien sur les dix dernières années de sa vie. En 1566, Louise Labé part discrètement. Aujourd’hui plus vivante que bien des vivants, Louise Labé Lyonnaise, philosophe de l’amour, continue à plaider pour un plus juste équilibre des relations entres les hommes et les femmes. Ses écrits sont des paroles de foi, adressées aux femmes certes, mais ” la belle rebelle” ne souhaite pas que les hommes paient en place de ceux qui l’ont offensée. De ses amours auréolés de mystères, ne retenons que ce qu’elle nous en dit. Elle se serait donnée à l’âge de 16 ans à un homme de guerre. ” Je n’avais vu encore seize hivers/ lorsque j’entrai en ces ennuis divers ”

Les outrances amoureuses attribuées à Louise ne sont que le désir et la volonté de disposer de sa vie. Louise est transparente dans l’aveu de son espérance d’amour. Une amoureuse, Louise ? Plus encore. Elle va donner voix à l’expression féminine de la passion: une femme peut oser déclarer son désir sans attendre de se sentir désirée. Sa religion est l’amour, sa morale est l’amour, sa liberté est l’amour. “Le plus grand plaisir qu’il soit après l’amour, c’est d’en parler “dit-elle.

Marie Brisson,

Sonnet VII

(Je vis, je meurs…)

Je vis, je meurs; je me brûle et me noie;

J’ai chaud extrême en endurant froidure:

La vie m’est et trop molle* et trop dure. *sans vigueur

J’ai grands ennuis entremêlés de joie.

 

5              Tout à un coup je ris et je larmoie,*         *pleure

Et en plaisir maint grief* tourment j’endure;       *grave

Mon bien* s’en va, et jamais il ne dure:  *bonheur

Tout en un coup je sèche et je verdoie.* *deviens verte

 

Ainsi Amour inconstamment me mène;

10           Et quand je pense avoir plus de douleur,

Sans y penser je me trouve hors de peine.

 

Puis, quand je crois ma joie être certaine,

Et être au haut de mon désiré heur,*      *bonheur

Il me remet en mon premier malheur.

(1555)

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Le prêteur et sa femme